CG2-4219.md

identifiantCG2-4219.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1799/02/07 00:00
titreNapoléon au général Dommartin, commandant de l’artillerie de l’armée d’Orient
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 4219. - </b>Au général Dommartin, commandant de l’artillerie de l’armée d’Orient</h1><p lang="fr-FR" style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Le Caire, 19 pluviôse an VII [7 février 1799]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">Je suis extrêmement mécontent, citoyen général, d’apprendre qu’il n’y a pas encore un seul boulet au fort Dupuy.</p><p lang="fr-FR">Je vous prie d’envoyer, dans la journée, un armurier à la maison d’Ibrahim-Bey, afin de mettre en état les 106 fusils qui sont dans le magasin de l’hôpital. À la maison d’Ibrahim-Bey, il n’y a que trente coups par pièce, soit à boulet, soit à mitraille. Je croyais que, depuis le 10, il y en avait cent.</p><p lang="fr-FR">Les affûts du fort de l’Aqueduc sont absolument hors de service. Ils ne sont pas en état de tirer dix coups chacun.</p><p lang="fr-FR">Tout ce que vous m’avez annoncé dans votre rapport comme devant être placé, le 10, à la citadelle, ne s’y trouvait pas le 16.</p><p lang="fr-FR">Il y a à la citadelle deux pièces de 4, et il n’y a que trente cartouches de ce calibre ; il n’y a que vingt-cinq obus par obusier.</p><p lang="fr-FR">Il manque au fort Sulkowski des dégorgeoirs, des refouloirs, des esses et des boute-feux[^1]. Je vous prie d’envoyer à la citadelle 150 fusils, qui seront tenus en réserve, et pour être distribués seulement dans des moments extraordinaires.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><p lang="fr-FR"><br/> </p> [^1]: Ensemble de termes propres à l’artillerie désignant les accessoires utiles au service des bouches à feu. Les esses sont des chevilles métalliques destinées à maintenir les roues sur les essieux. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 3942, d’après le dépôt de la Guerre.</body>