CG2-3794.md

identifiantCG2-3794.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1798/11/26 00:00
titreNapoléon au général Caffarelli du Falga, commandant du génie de l’armée d’Orient
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 3794. - </b>Au général Caffarelli du Falga, commandant du génie de l’armée d’Orient</h1><p lang="fr-FR"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Le Caire, 6 frimaire an VII [26 novembre 1798]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">Vous trouverez ci-joint, citoyen général, la copie d’une reconnaissance faite par le citoyen Cazals, qui donne de nouveaux détails sur le lac Burlos. L’ennemi pourrait entrer dans le lac Burlos et arriver par eau jusqu’à Berimbal. Il se trouverait, dès lors, sur le Nil, et à une lieue de Rosette. Non seulement il ne trouverait dans cette opération aucun obstacle, mais même aucune surveillance ; il n’y en a aucune d’établie de ce côté.</p><p lang="fr-FR">Il paraît qu’il est nécessaire :</p><p lang="fr-FR">1<sup>o</sup> De construire un fort à l’embouchure du lac Burlos, du côté de Rosette, capable de contenir 200 hommes et cinq ou six pièces de canon ;</p><p lang="fr-FR">2<sup>o</sup> D’avoir un certain nombre de bâtiments armés dans le lac ;</p><p lang="fr-FR">3<sup>o</sup> D’avoir à Berimbal une tour avec deux pièces de canon, capable de protéger les bâtiments qui croiseraient sur le lac, si l’entrée en était forcée ; ce poste serait la vedette de Rosette, et on en ferait l’entrepôt principal de la défense du lac Burlos.</p><p lang="fr-FR">Nous n’avons point de reconnaissance assez exacte pour que la désignation de Berimbal soit impérative. Il faut choisir un des points les plus favorables du canal du lac Burlos au Nil ; que cette tour soit assez avancée pour qu’entre le Nil et elle il puisse, sur le canal, rester une vingtaine de bateaux ; et enfin qu’il y ait la largeur nécessaire pour passer un gros bateau, et au moins deux pieds et demi à trois pieds d’eau. Si Berimbal ne remplissait pas cette dernière condition, il faudrait aller jusqu’au lac même.</p><p lang="fr-FR">Comme je compte faire partir, sous peu de jours, des bateaux pour croiser sur le lac Burlos, je désire que vous fassiez travailler tout de suite à la tour de Berimbal, parce que c’est là que ces bateaux viendront faire leurs vivres et séjourneront, en relevant la croisière établie à l’embouchure du lac, jusqu’à ce que le fort à l’embouchure du lac soit achevé, ce qui nécessairement est un travail plus considérable.</p><p lang="fr-FR">Il paraît qu’il y a à Burlos les fondements d’un vieux fort qui, au moment où le citoyen Cazals a fait sa reconnaissance, était encore couvert d’un pied d’eau, mais qui, dans ce moment-ci, doit être à sec. Il serait d’autant plus essentiel de se servir de ces fondements qu’ils sont l’objet principal dans un terrain si sablonneux, et que d’ailleurs il paraît, par la position qu’avait ce fort, qu’il serait facile de l’isoler de la terre par un large fossé de 7 à 8 pieds d’eau ; ce qui, dès lors, le mettrait à l’abri de toute insulte du côté de la terre.</p><p lang="fr-FR">J’ordonne au général Menou de fournir sur-le-champ un poste à Berimbal de faire prendre dans le lac deux petits bateaux ; de les faire armer et de favoriser l’officier du génie que vous chargerez de cette opération.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: Expédition, S. H. D., Guerre, 17 C 101, fol. 57.</body>