| identifiant | CG2-3607.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1798/11/02 00:00 |
| titre | Napoléon au général Desaix |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 3607. - </b>Au général Desaix</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Le Caire, 12 brumaire an VII [2 novembre 1798]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">Vos malades, citoyen général, se guériront difficilement dans vos ambulances ; envoyez-nous tous ceux que vous avez. Nous nous servirons du retour des djermes pour vous envoyer autant d’hommes bien portants, ce qui vous mettra à même de pouvoir achever votre opération dans la Haute-Égypte. Si le nombre de vos malades ne passe pas 8 à 900, envoyez-nous quelques barques de plus, afin que nous puissions vous envoyer jusqu’à 1 000 hommes. Faites-moi connaître si vous avez reçu l’artillerie que vous a envoyée le général Dommartin, et si vous avez pu trouver de quoi l’atteler. Envoyez-nous aussi des chevaux. Toutes nos djermes sont employées au service d’Alexandrie et de Rosette ; il est donc indispensable que vous nous en fassiez passer, pour que nous vous envoyions des secours.</p><p lang="fr-FR">Dès l’instant que vous aurez fait prendre à votre division une position stable, et que vous serez arrivé au Nil, comme il paraît que c’est votre projet, vous laisserez le commandement au général Friant et vous viendrez au Caire, si toutefois les événements vous le permettent.</p><p lang="fr-FR">Pendant ce temps-là vos secours arriveront, et vous pourrez, à votre retour, vous trouver en mesure.</p><p lang="fr-FR">Les Anglais sont venus se présenter devant Aboukir avec deux vaisseaux, une frégate et quelques chaloupes canonnières ; ils ont canonné le 3 ; après quoi ils ont voulu descendre, mais les batteries du fort leur ont coulé bas deux chaloupes. Ils ont recommencé le 6, à sept heures du matin ; vingt-cinq chaloupes portant 7 à 800 hommes se sont approchées assez près de terre ; les trois premières ont débarqué ; mais, malheureusement, 50 hommes de la 19<sup>e </sup>de ligne, étant survenus, les ont chargés, ce qui les a fait rembarquer sans que nous ayons fait un prisonnier.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 3567, d’après l’expédition communiquée par M. Pauthier.</body> |