CG2-3178.md

identifiantCG2-3178.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1798/09/13 00:00
titreNapoléon à Le Roy, commissaire ordonnateur de la Marine
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 3178. - </b>À Le Roy, commissaire ordonnateur de la Marine</h1><p lang="fr-FR"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Le Caire, 27 fructidor an VI [13 septembre 1798]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">Vous trouverez ci-joint, citoyen ordonnateur, un ordre prescrivant toutes les mesures pour le convoi[^1].</p><p lang="fr-FR">Les bâtiments suédois, danois, grecs, ragusins, impériaux, toscans, napolitains, qui font partie du convoi, ont 600 hommes d’équipage ; ce qui, à 40 sous par homme, forme 24 000 livres.</p><p lang="fr-FR">Les bâtiments français, liguriens et espagnols, aux équipages desquels j’accorde 10 sous par homme, feront, je crois, 30 000 francs par mois.</p><p lang="fr-FR">J’ordonne au payeur de vous faire passer lesdits 30 000 francs. Vous prendrez les 24 000 francs sur les fonds que je vous ai fait passer.</p><p lang="fr-FR">Les bâtiments qui sont hors d’état de retourner en France seront, les plus mauvais, désarmés ; nous nous servirons des agrès pour notre flottille du Nil. L’autre partie pourra entrer dans le Nil cet hiver, entre autres les alléges.</p><p lang="fr-FR">Vous pourrez prendre toutes les planches, etc., des bâtiments qui servaient d’écuries. Parmi les bâtiments génois ou français, gardez-en seulement deux ou trois qui puissent porter 50 juments que je veux envoyer en France.</p><p lang="fr-FR">Indépendamment des 40 sous par homme que vous devez donner aux équipages des bâtiments qui partent, vous pouvez accorder jusqu’à la concurrence de 600 livres, en forme de gratification, aux capitaines qui se sont le mieux conduits, et aux patrons qui, avant de partir, auraient besoin de faire raccommoder leurs bâtiments.</p><p lang="fr-FR">Vous leur donnerez à chacun un certificat pour leur servir dans les circonstances. Vous leur témoignerez que j’ai été satisfait de la manière dont ils se sont conduits. Vous les recommanderez aux officiers de terre et de mer des ports où ils pourraient aborder.</p><p lang="fr-FR">Vous leur ferez connaître que, si le port d’Alexandrie n’eût pas été bloqué par les Anglais, je leur aurais fait tout leur fret en blé, riz, chanvre, café, etc., mais que, le port étant bloqué, il est bien plus sûr pour eux d’être soldés en France : car, si les Anglais les prenaient, ils seraient sûrs au moins d’avoir leur argent.</p><p lang="fr-FR">Vous aurez soin que, sur les bâtiments neutres, il ne parte aucun matelot français[^2]. Vous accorderez seulement cette permission aux vieux capitaines des bâtiments que nous achèterions. Vous incorporerez tous les autres, en les mettant à bord des bâtiments de guerre.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Voir, n° 3176. [^2]: Et notamment pas des déserteurs, assez nombreux dans les équipages français. [^3]: <span></span><i> Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n°3289, d’après la collection Napoléon. </body>