| identifiant | CG2-3040.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1798/09/01 00:00 |
| titre | Napoléon au général Kléber |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 3040. - </b>Au général Kléber[^1]</h1><p lang="fr-FR"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Le Caire, 15 fructidor an VI [1<sup>er</sup> septembre 1798]</h2><p lang="fr-FR" style="text-align: center"><br/> </p><p lang="fr-FR">Le citoyen Le Roy[^2] me mande que toutes les dispositions que j’avais prises pour la marine sont annulées par le parti que vous avez pris d’affecter à d’autres services les 100 000 francs que je lui avais envoyés. Vous voudrez bien, immédiatement après la réception du présent ordre, remettre les 100 000 francs à la marine, et ne point contrarier les dispositions que je fais, qui tiennent à des rapports que vous ne pouvez pas connaître, n’étant pas au centre[^3].</p><p lang="fr-FR">L’administration d’Alexandrie a coûté deux fois plus que le reste de l’armée. Les hôpitaux, quoique vous n’ayez que 1 000 malades, coûtent et ont coûté beaucoup plus que tous les hôpitaux de l’armée.</p><p lang="fr-FR">Je ne crois pas, dans les différents ordres que je vous ai donnés, vous avoir laissé maître de lever ou non la contribution à titre d’emprunt sur les négociants d’Alexandrie. Ainsi, si vous en aviez suspendu l’exécution, je vous prie de vouloir bien prendre sur-le-champ les mesures pour la faire rentrer. Quels que soient les inconvénients qui doivent en résulter, nous n’avons point pour ce moment-ci d’autre manière d’exister.</p><p lang="fr-FR"><i>Je vous salue.</i>[^4]</p><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="text-align: right"><i>Bonaparte</i></p> [^1]: Commandant à Alexandrie. [^2]: Ordonnateur en chef de la marine à Alexandrie. [^3]: Ce blâme, faisant suite au reproche déjà adressé le 30 août par Bonaparte à Kléber sur l’utilisation des fonds destinés à la marine, aggrave le différend entre les deux hommes. Kléber répliquera, le 7 septembre : « Vous avez oublié, citoyen général, lorsque vous avez écrit cette lettre que vous teniez en main le burin de l’histoire et que vous écriviez à Kléber. Je ne présume pas pourtant que vous ayez eu la moindre arrière-pensée, l’on ne vous croirait pas. » Kléber donnera sa démission et quittera Alexandrie pour se rendre au Caire. C’est Caffarelli qui le réconciliera avec Bonaparte. [^4]: Expédition, S. H. D., Guerre, 17 C 100, fol. 58. </body> |