CG2-2889.md

identifiantCG2-2889.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1798/08/21 00:00
titreNapoléon à Najac, commissaire ordonnateur de la Marine à Toulon
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 2889. - </b>À Najac, commissaire ordonnateur de la Marine à Toulon</h1><p lang="fr-FR"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Le Caire, 4 fructidor an VI [21 août 1798]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">L’amiral Ganteaume vous aura sans doute instruit, citoyen ordonnateur, de l’événement arrivé à l’escadre. Le général Villeneuve est allé, avec tout ce qu’il a sauvé, à Malte. L’ordonnateur Le Roy vous rendra sans doute un compte détaillé du nombre des blessés et des morts, et vous enverra l’état des équipages qui sont à Alexandrie.</p><p lang="fr-FR">Vous trouverez ci-joint une lettre pour M<sup>me</sup> Brueys[^1] : je vous prie de la lui remettre avec tous les ménagements possibles.</p><p lang="fr-FR">L’armée de terre est dans la plus brillante position ; nous sommes maîtres de toute l’Égypte, et, dès l’instant que nous aurons reçu le convoi que vous devez nous envoyer, il ne nous restera plus rien à désirer. J’ordonne au général Villeneuve de réunir, dans le port de Malte et sous son commandement, les deux vaisseaux maltais, les trois vaisseaux vénitiens et les frégates que vous avez à Toulon.</p><p lang="fr-FR">Je réunirai les trois vaisseaux vénitiens que nous avons à Ancône et celui que nous avons à Corfou, ainsi que les deux vaisseaux et les six frégates qui sont dans le port d’Alexandrie.</p><p lang="fr-FR">Il n’y a eu que fort peu de morts et fort peu de blessés : ceux-ci ne montent qu’à 800. Les équipages qui ont été pris par les Anglais sont presque tous rendus et existants à Alexandrie. Les 30 ou 40 ouvriers que vous avez envoyés sont arrivés également.</p><p lang="fr-FR">Soyez assez aimable, je vous prie, pour faire connaître à ma femme, en quelque lieu qu’elle se trouve, et à ma mère, en Corse, que je me porte bien. J’imagine bien que l’on m’aura dit, en Europe, tué une douzaine de fois.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><p lang="fr-FR"><br/> </p> [^1]: Voir, n° 2869. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 3065, d’après la collection Napoléon.</body>