CG2-2562.md

identifiantCG2-2562.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1798/07/01 00:00
titreNapoléon à Ruffin, chargé d’affaires de la République française à Constantinople
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 2562. - </b>À Ruffin, chargé d’affaires de la République française à Constantinople</h1><p lang="fr-FR" style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">À bord de <i>L’Orient</i>, 13 messidor an VI [1<sup>er</sup> juillet 1798][^1]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">Vous trouverez ci-joint, citoyen, copie de la lettre que j’ai écrit au pacha du grand seigneur au Caire, du moment où je suis arrivé à Alexandrie[^2]</p><p lang="fr-FR">2° Copie de la relation de la prise de Malte</p><p lang="fr-FR">3° Copie de la proclamation que j’ai faite aux Égyptiens.</p><p lang="fr-FR">L’intention de la République française n’est pas de se brouiller avec la Porte : cette expédition-ci doit être regardée comme celle qui a été faite plusieurs fois contre Tunis et Alger.</p><p lang="fr-FR">Vous devez dire à la Porte que nous avons deux buts.</p><p lang="fr-FR">Le premier est de punir les beys qui ont exercé toute espèce de vexation sur notre commerce.</p><p lang="fr-FR">Le second d’inquiéter le commerce des Anglais.</p><p lang="fr-FR">Nous espérons que la Porte verra avec plaisir la punition d’hommes qui méconnaissent son pouvoir et qu’Elle ne sera pas assez aveugle sur ses véritables intérêts pour vouloir faire la guerre à nous qui sommes ses véritables soutiens dans la position actuelle de l’Europe.</p><p lang="fr-FR">Instruisez-moi dans le plus grand détail de ce qui se passe à Constantinople, ainsi que de la position momentanée où se trouve ce vaste Empire.</p><p lang="fr-FR">Je vous salue.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR"><br/> </p> [^1]: Initialement, cette lettre a été datée d’Alexandrie, le 12 messidor. Ces mentions ont été rayées et remplacées par les présentes. [^2]: Voir n° 2560. [^3]: Expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, C. A. D. N., Constantinople ambassade, Série B, article 15. Cette lettre a été expédiée avec une autre, du 18 messidor (6 juillet, ci-après, n° 2592). Elles furent interceptées par les agents de la Porte. Ruffin fut convoqué par les autorités qui lui expliquèrent qu’avec ces textes, elles possédaient désormais la preuve que Bonaparte voulait tromper le sultan et son peuple. Ruffin récupéra plus tard trois des documents sur les cinq : les lettres des 13 et 18 messidor et la copie de celle au pacha d’Égypte. Le gouvernement turc conserva la relation de la prise de Malte et la proclamation aux Égyptiens.</body>