| identifiant | CG2-2544.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1798/06/17 00:00 |
| titre | Napoléon au général Berthier, chef de l’État-Major général de l’armée d’Orient |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 2544. - </b>Au général Berthier, chef de l’État-Major général de l’armée d’Orient</h1><p lang="fr-FR" style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Malte, 29 prairial an VI [17 juin 1798]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">Vous trouverez ci-jointe, citoyen général, la liste des chevaliers de Malte français qui se trouvaient présents dans cette ville au moment de notre arrivée ; vous l’adresserez au ministre de la police générale[^1], en lui faisant connaître que vous avez, conformément à mon ordre et aux dispositions de la convention arrêtée, délivré à chacun de ces chevaliers un passeport pour se rendre à Antibes, sans que, par là, vous ayez prétendu rien préjuger pour ou contre eux.</p><p lang="fr-FR">Aux termes de la convention, les chevaliers de Malte qui s’y trouvent dans ce moment-ci doivent être considérés comme s’ils avaient résidé en France ; ainsi les chevaliers qui n’auraient quitté la France que pour venir à Malte, qui n’auraient jamais porté les armes contre la République, doivent être considérés comme citoyens français, tandis qu’il n’y a rien de prononcé sur les autres.</p><p lang="fr-FR">Vous ferez observer au ministre que, sur les trois cents, une partie ayant passé les soixante ans, sont autorisés à rester à Malte. Tous ceux qui avaient moins de vingt-six ans, je les ai menés avec moi. Et enfin une petite partie se sentant coupable d’avoir porté les armes contre leur partie ne rentrera pas. Ainsi les trois cents seront réduits à moitié.</p><p lang="fr-FR">Vous préviendrez les chevaliers que le commissaire ordonnateur en chef a ordre de donner à chacun d’eux 150 livres pour leur voyage.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Le Carlier d’Ardon, Marie Jean François Philibert (1752-1799), ancien député à la Constituante, à la Convention et aux Cinq-Cents, il est ministre de la Police générale du 16 mai au 29 octobre 1798, avant d’entrer au conseil des Anciens. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n°2688, d’après le dépôt de la Guerre.</body> |