CG2-2536.md

identifiantCG2-2536.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1798/06/16 00:00
titreNapoléon au Directoire exécutif
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 2536. - </b>Au Directoire exécutif</h1><p lang="fr-FR" style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Malte, 28 prairial an VI [16 juin 1798]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">L’escadre commence à sortir du port, et, le 30, nous comptons être tous à la voile pour suivre notre destination.</p><p lang="fr-FR">J’ai laissé, pour commander l’île, le général de division Vaubois ; c’est lui qui a commandé le débarquement, et il s’est concilié les habitants de l’île par sa sagesse et sa douceur.</p><p lang="fr-FR">Le Grand maître part demain pour se rendre à Trieste. Sur les 600 000 francs que nous lui avons accordés, il laisse ici 300 000 francs pour payer ses dettes. Je ferai prévaloir ces 300 000 francs sur les terres que nous avons, appartenant à l’Ordre.</p><p lang="fr-FR">Je lui ai donné 100 000 francs comptants, et le payeur[^1] lui a remis quatre traites sur celui de Strasbourg, de 500 000 francs chacune, faisant les 200 000 francs. Je vous prie d’ordonner qu’elles soient acquittées.</p><p lang="fr-FR">Toute l’argenterie d’ici, y compris le trésor de Saint-Jean, ne nous donnera pas un million. Je laisse cet argent pour subvenir aux dépenses de la garnison et à l’achèvement du vaisseau <i>Le Saint-Jean.</i></p><p lang="fr-FR">Vous trouverez ci-joints les noms[^2] que j’ai donnés aux deux vaisseaux, à la frégate et aux galères que nous avons trouvés ici.</p><p lang="fr-FR">Vous trouverez ci-jointe la copie de plusieurs ordres que j’ai donnés. Je n’ai rien oublié de ce qui pouvait nous assurer cette île.</p><p lang="fr-FR">Je vous prie d’y envoyer le reste de la 7<sup>e</sup> demi-brigade d’infanterie légère, de la 80<sup>e</sup> et de la 23<sup>e</sup> ; cette dernière est en Corse.</p><p lang="fr-FR">Nous avons besoin ici d’un bon corps de troupes : rien n’égale l’importance de cette place ; elle est soignée et dans le meilleur état, mais les fortifications sont très étendues.</p><p lang="fr-FR">Je vous prie de faire rejoindre tous les hommes de nos demi-brigades qui sont restés en arrière ; cela se monte à plusieurs milliers. Malte aurait aussi besoin de quatre compagnies d’artillerie à pied.</p><p lang="fr-FR">J’ai fait embarquer comme matelots tous les esclaves turcs qui étaient ici ; ils nous seront utiles[^3].</p><p lang="fr-FR">Le nombre des chevaliers de Malte français se monte à 300. Une partie ayant plus de soixante ans pourra rester ici. J’emmène avec moi tout ce qui avait moins de trente ans. Le reste se rend à Antibes, afin que ceux qui n’ont pas porté les armes contre la France puissent rentrer, conformément à l’article 3 de la capitulation.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Estève. [^2]: <span></span> Cette liste de noms n’a pas été retrouvée. D’après une lettre du commissaire de la marine Ménard (La Jonquière, t. I, p. 645) trois de ces noms étaient <i>le</i><i>Dego</i>, <i>La Carthaginoise</i> et <i>la Victoire.</i> [^3]: Il y avait environ 2 000 prisonniers turcs et « barbaresques » dans les prisons maltaises. De nombreux adolescents maltais allaient être également embarqués comme mousses. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 2667, d’après la collection Napoléon.</body>
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