| identifiant | CG2-2505.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1798/05/27 00:00 |
| titre | Napoléon au Directoire exécutif |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 2505. - </b>Au Directoire exécutif</h1><p lang="fr-FR" style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">À bord de <i>L’Orient</i>, en rade de la Sardaigne, 8 prairial an VI [27 mai 1798]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">Nous sommes depuis deux jours en calme, à dix lieues au large du détroit de Bonifacio.</p><p lang="fr-FR">Le convoi de Corse vient de se réunir avec nous. Les troupes du convoi sont commandées par le général Vaubois. J’attends à chaque instant le convoi de Civitavecchia.</p><p lang="fr-FR">Un brick anglais a été poursuivi par l’aviso <i>La Corcyre,</i> commandé par le citoyen Renould, obligé de se jeter sur la côte de Sardaigne, où il s’est brûlé. L’équipage de ce bâtiment nous parle toujours d’une escadre anglaise ; je crois que cela se réduit, au plus, à cinq ou six vaisseaux de guerre.</p><p lang="fr-FR">Le convoi de l’escadre n’a encore eu aucune espèce d’avaries ni de maladies. Tout continue à fort bien aller. Nos soldats manœuvrent nuit et jour, soit à apprendre à grimper sur les mâtures, soit à l’exercice du canon.</p><p lang="fr-FR">J’écris, par le même courrier, à l’ordonnateur Najac pour lui recommander de mettre aussi en armement le troisième vaisseau vénitien qui est à Toulon. Il est indispensable que nous puissions, avec ces trois vaisseaux vénitiens, les deux que j’ai dans l’escadre et les trois qui sont à Ancône, former une escadre qui nous maintienne maîtres de l’Archipel contre le Turc, et de l’Adriatique contre le roi de Naples ou toute autre puissance, et nous laisse disponibles tous nos vaisseaux français.</p><p lang="fr-FR">Je vous prie donc de ne pas oublier le port de Toulon et de lui faire verser quelque argent. J’espère que ce sera le dernier que vous lui fournirez. Dès l’instant que j’aurai commencé mon opération, je pourrai subvenir à tous ses besoins.</p><p lang="fr-FR">Le 3<sup>e</sup> bataillon de la 79<sup>e</sup> demi-brigade, auquel vous avez depuis longtemps donné ordre de passer à Corfou, est encore à Ancône ; j’écris au général Brune pour qu’il ne perde pas un instant pour l’y faire passer. Il est bien essentiel que nos îles soient suffisamment gardées, surtout dans le premier moment.</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><p lang="fr-FR">9 prairial, 8 heures du soir.</p><p lang="fr-FR"><i>P. S.</i> À l’instant le convoi de Civitavecchia nous rejoint. Ainsi nous voilà tous réunis, et nous voguons à pleines voiles vers notre destination.[^1]</p> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n°2615, d’après la collection Napoléon.</body> |