| identifiant | CG2-2484.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1798/05/16 00:00 |
| titre | Napoléon à la Commission militaire de la neuvième division |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 2484. - </b>À la Commission militaire de la neuvième division[^1]</h1><p lang="fr-FR"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Toulon, 27 floréal an VI [16 mai 1798]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">J’ai appris, citoyens, avec la plus grande douleur, que des vieillards âgés de 70 à 80 ans, de misérables femmes enceintes, ou environnées d’enfants en bas-âge, avaient été fusillés, comme prévenus d’émigration.</p><p lang="fr-FR">Les soldats de la Liberté seraient-ils donc devenus des bourreaux ? La pitié qu’ils ont portée jusqu’au milieu des combats, serait-elle donc morte dans leurs cœurs ? </p><p lang="fr-FR">La loi du 19 Fructidor a été une mesure de salut public[^2]. Son intention a été d’atteindre les conspirateurs et non de misérables femmes et des vieillards caducs.</p><p lang="fr-FR">Je vous exhorte donc, citoyens, à chaque fois que la loi présentera à votre tribunal des vieillards de plus de 60 ans, ou des femmes, de déclarer qu’au milieu des combats, vous avez respecté les vieillards et les femmes de vos ennemis.</p><p lang="fr-FR">Le militaire qui signe une sentence contre une personne incapable de porter les armes est un lâche.[^3]</p><p lang="fr-FR"><br/> </p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: À Montpellier. [^2]: À la suite du coup d’État de Fructidor (septembre 1797), la chasse aux émigrés a été renforcée. [^3]: Copie d’expédition, S. H. D., Guerre, 17 C 13.</body> |