| identifiant | CG2-2420.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1798/04/20 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Desaix |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 2420. - </b>Au général Desaix</h1><p lang="fr-FR" style="text-align: center"><br/>
</p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 1<sup>er</sup> floréal an VI
[20 avril 1798]</h2><p lang="fr-FR"><br/>
</p><p lang="fr-FR">Je vous ai écrit hier[^1],
citoyen général, par un courrier extraordinaire expédié à Milan
; en priant le général Brune[^2]
de vous faire parvenir ma dépêche par un autre courrier.</p><p lang="fr-FR">Je reçois aujourd’hui votre courrier du 23, et je
vois avec une vive satisfaction que vous serez prêt à partir le 15,
comme je l’espérais hier.</p><p lang="fr-FR"><i>La Courageuse,</i> frégate armée en flûte et
capable de porter 600 hommes, doit être arrivée[^3].
Cela vous servira d’autant.</p><p lang="fr-FR">Je réunis à Toulon le convoi de Gênes, et, si les
vents contrarient son arrivée, l’escadre l’attendrait à la cape
entre Toulon et les îles Saint-Pierre, mais sans toucher à la
Corse. J’ai considéré que toute relâche dans un port de la Corse
nous donnerait des retards très considérables. La saison est déjà
avancée, puisque nous ne pouvons espérer d’être dehors de Toulon
que vers le 1<sup>er</sup> mai.</p><p lang="fr-FR">Vous recevrez l’ordre de vous rendre de
Civitavecchia à Syracuse, et vous n’avez pas plus de chemin à
faire que si vous vous rendiez à Toulon. Ainsi, en partant le 15, il
y a possibilité à ce que vous soyez le 20 au point désigné, et il
serait difficile, même favorisé par le vent autant qu’on peut
l’être, que nous fussions à la même époque sur Malte.</p><p lang="fr-FR">Je préfère de vous faire aller à Syracuse plutôt
qu’à Trapani, parce que je crois que vous côtoierez toujours sur
les côtes d’Italie et profiterez du vent de terre.</p><p lang="fr-FR">Si pendant votre navigation les temps deviennent
contraires, et s’opposent à votre passage au détroit, et vous
permettent de vous rendre promptement à Trapani, je ne verrai aucun
inconvénient à cela ; mais, dans ce cas, il faudrait doubler le cap
de Trapani et vous mettre dans une rade d’où vous pussiez partir
avec le même vent qui nous est nécessaire, à nous, pour nous
rendre des îles Saint-Pierre à Malte. Vous sentez que dans ce
dernier cas, plus encore que dans le premier, il serait nécessaire
que vous fissiez croiser un aviso entre la Sardaigne et le cap Blanc,
afin d’avoir à temps des nouvelles des Anglais, si jamais ils
paraissaient.</p><p lang="fr-FR">Dans tous les cas, dès l’instant que nous aurons
passé les îles Saint-Pierre, j’enverrai à Trapani un aviso, pour
avoir de vos nouvelles. De votre côté, il sera bon que vous
envoyiez dans la petite île de Pantellaria, où j’enverrai prendre
de vos nouvelles.</p><p lang="fr-FR">Je vous ai déjà recommandé d’embarquer six
pièces de 3 autrichiennes : ce sont les plus commodes dans les pays
où nous allons, puisqu’une bête de somme peut en porter une.</p><p lang="fr-FR">Cette lettre vous sera portée par votre aide de
camp.</p><p lang="fr-FR">J’ai envoyé, par le courrier d’hier, la lettre
du Directoire à Monge.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><p lang="fr-FR">Mille choses à Monge ; sa femme se porte bien.</p><p lang="fr-FR"><br/>
</p>
[^1]: Voir, n° 2414.
[^2]: Commandant en chef de l’armée d’Italie.
[^3]: À Civitavecchia
[^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 2537, d’après l’expédition communiquée par M. Pauthier.</body> |
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