CG2-2401.md

identifiantCG2-2401.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1798/04/17 00:00
titreNapoléon à Najac, commissaire ordonnateur de la marine à Toulon
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 2401. - </b>À Najac, commissaire ordonnateur de la marine à Toulon</h1><p lang="fr-FR"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 28 germinal an VI [17 avril 1798]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">Vous trouverez ci-joint, citoyen ordonnateur, un arrêté du Directoire exécutif ; le général Brueys seul en a connaissance. Vous devez garder le plus grand secret[^1]. Répandez le bruit que le ministre de la Marine va se rendre à Toulon, et faites-en conséquence préparer un logement, qui sera pour moi.</p><p lang="fr-FR">Donnez les ordres pour que les vaisseaux dont l’état est ci-joint se rendent sur-le-champ dans la grande rade, où ils seront sous les ordres immédiats du vice-amiral Brueys.</p><p lang="fr-FR">Mettez le vaisseau <i>L’Orient</i> en quarantaine, afin que le vice-amiral Brueys puisse le monter de suite.</p><p lang="fr-FR">Vous pourrez en retirer les garnisons, pour [les] répartir sur les autres bâtiments. J’ordonne au vice-amiral Brueys de composer la garnison de l’Orient de soldats de la 6<sup>e</sup>demi-brigade qu’il a amenés avec lui de Corfou[^2].</p><p lang="fr-FR">Prenez les mesures pour que les vaisseaux <i>Le Dubois</i> et <i>Le Causse</i> soient armés en flûte, et que les frégates <i>La Muiron, La Carrère, La Leoben, La Mantoue, La Montenotte </i>et<i> La Sensible</i> soient également armées en flûte.</p><p lang="fr-FR">Faites embarquer, tant sur les vaisseaux de l’escadre que sur les vaisseaux armés en flûte, les vivres, savoir : trois mois pour les équipages ; deux mois pour les hommes de passage ; deux mois d’eau pour tout le monde. Un mois d’eau suffira pour les frégates, armées en flûte, s’il n’est pas possible de faire autrement.</p><p lang="fr-FR">Tâchez d’avoir des transports pour pouvoir embarquer à Toulon 300 ou 400 chevaux et plus s’il est possible.</p><p lang="fr-FR">Je donne ordre à la Commission d’envoyer un courrier à Nice et à Antibes pour faire venir à Toulon les bâtiments que l’on a préparés dans ces ports[^3]. </p><p lang="fr-FR">Je vous recommande spécialement, citoyen ordonnateur, d’employer tous vos soins pour que l’escadre et le convoi soient prêts à lever l’ancre le 6 ou le 7 floréal.</p><p lang="fr-FR">La flotte qui va sortir de Toulon est due au zèle que vous avez montré dans toutes les circonstances. Je renouvellerai avec un plaisir particulier votre connaissance, et je me ferai même un devoir particulier de faire connaître au Gouvernement les obligations particulières que l’on vous doit.</p><p lang="fr-FR">Vous ne manquerez pas d’argent ; avant le 5 floréal vous aurez reçu cinq ou six millions.</p><p lang="fr-FR">Je vous salue.</p><p lang="fr-FR"><br/> </p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR"><i>P.S : Je vous recommande le secret sur l’arrêté que je vous envoie. Personne ne doit en avoir connaissance</i>.[^4]</p> [^1]: Voir, n° 2398. [^2]: Cette phrase était omise dans l’édition du Second Empire. [^3]: Idem. [^4]: Expédition, Archives du Palais princier de Monaco, HF 50, p. 2.</body>