CG2-2379.md

identifiantCG2-2379.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1798/04/11 00:00
titreNapoléon au général Baraguey d’Hilliers
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 2379. - </b>Au général Baraguey d’Hilliers</h1><p lang="fr-FR"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 22 germinal an VI [11 avril 1798]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">J’ai reçu, citoyen général, votre lettre du 11 avec les états qui y étaient joints. Le courrier porte au citoyen Belleville le restant des sommes pour compléter 800 000 francs, y compris le premier envoi de 200 000 francs.</p><p lang="fr-FR">Je trouve que quatorze mille tonneaux pour 7 000 hommes, c’est trop : dans les embarquements que nous faisons à Toulon et à Brest, l’on ne compte qu’un tonneau par homme ; 16 francs par tonneau, c’est encore trop cher : nous ne payons que la moitié sur l’Océan et à Marseille. Une décade d’avance pour le nolis[^1] suffit ; le reste sera payé lors de l’arrivée.</p><p lang="fr-FR">680 francs par navire, pour les arrangements, me paraissent aussi trop cher.</p><p lang="fr-FR">Pourvu que le prêt soit payé à jour, à l’instant qu’on s’embarque, l’on pourra se passer de deux mois d’avance.</p><p lang="fr-FR">Il résulte que les 800 000 francs que Belleville[^2] a touchés doivent faire votre embarquement, puisque vous en portez la valeur à 1 500 000 francs, et que vous y comprenez 260 000 francs pour deux mois de prêt d’avance, 400 000 francs pour le nolis de deux mois : 660 000 francs d’économisés ; il sera facile d’économiser 40 000 francs ou 60 000 francs sur le reste.</p><p lang="fr-FR">S’il vous est possible d’avoir pour deux décades de prêt au moment de votre embarquement ce sera un grand bien. S’il reste une queue de 100 000 francs à devoir aux fournisseurs, cela serait payé à Paris.</p><p lang="fr-FR">J’espère donc qu’au 1<sup>er</sup> floréal vous serez prêt à partir. Dans quatre jours, je vous expédierai un courrier, avec l’ordre, qui devra être exécuté, quelle que soit la position où vous vous trouverez.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Affrètement. [^2]: Redon de Belleville, consul à Gênes. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 2488, d’après la collection Napoléon.</body>