CG2-2376.md

identifiantCG2-2376.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1798/04/09 00:00
titreNapoléon au général Desaix
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 2376. - </b>Au général Desaix</h1><p lang="fr-FR"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 20 germinal an VI [9 avril 1798]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">Je n’ai point encore reçu de vos nouvelles[^1], mon cher général ; mais les dernières lettres que j’ai eues de Monge, du 8 germinal, étaient assez satisfaisantes.</p><p lang="fr-FR">Le général de division ne peut embarquer que trois chevaux, le général de brigade, deux, et les autres officiers qui ont droit à des chevaux, un. Il faut tenir la main à l’exécution de cet ordre.</p><p lang="fr-FR">Si vous pouvez faire embarquer 50 chevaux d’artillerie et 100 chevaux de cavalerie, vous feriez embarquer les 100 meilleurs chevaux du 7<sup>e</sup> régiment de hussards, ayant soin de les donner tous à un même escadron et de tenir la main à ce que, sous ce prétexte, les officiers de cavalerie ne fassent pas passer tous leurs chevaux ; de sorte qu’au moment du débarquement vous ayez 100 hommes de cavalerie à mettre à terre.</p><p lang="fr-FR">Les chevaux restant du 7<sup>e</sup> régiment de hussards et du 20<sup>e</sup> de dragons seront donnés aux autres corps de cavalerie de l’armée, en embarquant le harnachement. Vous aurez soin que, sous quelque prétexte que ce soit, il ne reste aucun homme du 7<sup>e</sup> et du 20<sup>e</sup> en Italie. Faites compléter la musique de vos différentes demi-brigades ; donnez-en une à la 21<sup>e</sup> d’infanterie légère, si elle n’en a pas.</p><p lang="fr-FR">Ayez soin qu’il ne manque point de tambours ; si cela arrivait, vous pourriez vous en faire donner dans les corps qui restant à Rome.</p><p lang="fr-FR">Faites donner un drapeau à chaque bataillon de la 21<sup>e</sup> d’infanterie légère.</p><p lang="fr-FR">Ayez soin que les lieutenants et sous-officiers d’infanterie légère soient armés de fusils, ainsi que les sous-officiers de ligne. Faites armer de fusils les canonniers.</p><p lang="fr-FR">J’avais ordonné dans le temps que chaque corps eût un certain nombre de sapeurs, avec des haches et des outils ; assurez-vous que cet ordre est exécuté.</p><p lang="fr-FR"><i>La Courageuse,</i> frégate armée en flûte, qui peut porter 600 hommes[^2], doit être partie de Toulon pour se rendre à Civitavecchia ; cela servira à vous embarquer.</p><p lang="fr-FR">Tout est prêt à Toulon, Marseille et Gênes ; je compte partir dans six jours ; j’y serai dans les premiers jours de floréal.</p><p lang="fr-FR">Envoyez-moi un courrier à Lyon, qui s’informera chez le général commandant où je suis. Je désirerais aussi que vous m’en envoyassiez un en droite ligne à Toulon, qui me fasse connaître la situation dans laquelle vous vous trouverez au 1<sup>er</sup> floréal, pour qu’en conséquence je vous envoie des ordres.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Commandant en chef provisoire de l’armée d’Angleterre dans l’ouest de la France, Desaix a été prié de se rendre à Rome. Il est arrivé dans la Ville Éternelle le 2 avril. [^2]: <span></span> « Armée en flûte » signifie qu’un pont de batterie a été enlevé pour faire de la place et y mettre des passagers ou du fret. On réserve ce sort en général à des bâtiments en fin de carrière. <i>La Courageuse</i> est une vieille frégate qui a été construite en 1778. Au moment de l’expédition d’Égypte, elle n’a plus que 22 canons alors qu’elle en avait 34 quatre ans auparavant. Voir aussi lettre 2401. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 2483, d’après l’expédition communiquée par M. Pauthier. Extrait, [catalogue de vente] Sotheby et C<sup>ie</sup>, <i>Collection Emile Brouwet, </i><i>Napoléon et son temps</i>, 3<sup>e</sup> partie, Londres, 8 et 9 décembre 1936, p. 1, n° 1.</body>
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