| identifiant | CG2-2356.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1798/04/02 00:00 |
| titre | Napoléon à Redon de Belleville, consul de la République à Gênes |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 2356. - </b>À Redon de Belleville, consul de la République à Gênes</h1><p lang="fr-FR"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 13 germinal an VI [2 avril 1798]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">J’ai reçu, citoyen, vos dernières lettres. Je ferai partir par un courrier extraordinaire des lettres de change pour 600 000 francs. Elles ne sont payables que dans un mois, mais vous vous arrangerez pour avoir tout de suite de l’argent comptant.</p><p lang="fr-FR">400 000 francs sont destinés pour la solde des troupes, et 200 000 pour l’extraordinaire de l’expédition.</p><p lang="fr-FR">Le payeur de la division du général Baraguey d’Hilliers rendra compte des 400 000 francs à la Trésorerie, et vous rendrez compte à la commission, à Toulon, des 200 000.</p><p lang="fr-FR">J’espère que, moyennant cet argent, vous pourrez subvenir à toutes les dépenses de l’opération, puisque vous ne payerez que quinze jours de nolis aux bâtiments. Vous savez qu’il est avantageux qu’il ne soit payé en définitive qu’à la fin de l’expédition. Vous avez parfaitement fait de ne noliser que par mois.</p><p lang="fr-FR">J’ai trouvé que 16 francs par tonneau était excessivement cher.</p><p lang="fr-FR">Vous devez trouver quelque biscuit à Tortone ou à Milan : j’en ai fait faire une très grande quantité ; cela économiserait d’autant.</p><p lang="fr-FR">Sur les 400 000 francs que j’envoie pour la solde, vous devez retenir une décade, laquelle ne doit être donnée que lorsqu’on sera embarqué.</p><p lang="fr-FR">J’écris à Berthier qu’il vous fasse remettre le présent que j’ai destiné au marquis de Gallo[^1] : il doit valoir 100 000 francs. Vous le vendrez ; mais faites en sorte qu’on ne sache pas que c’était ce que l’on destinait à M. de Gallo, afin que cela ne fasse pas mauvais effet. L’argent provenant de ces diamants sera mis dans la caisse du payeur de cette division pour les événements extraordinaires ; on n’en disposera que pour subvenir aux dépenses que pourrait nécessiter une nouvelle relâche dans quelque port, et sur mon ordre.</p><p lang="fr-FR">Le convoi ne partira que d’après de nouveaux ordres ; mais je vous conjure de faire en sorte qu’il puisse partir dans les premiers jours de floréal, et que les deux mois de vivres soient bien complets, et qu’il y ait plutôt pour quatre ou cinq jours de plus que de moins.</p><p lang="fr-FR">Spécifiez qui doit nourrir les équipages, et que, dans tous les cas, leur subsistance soit assurée pour deux mois.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Diplomate napolitain qui a participé aux négociations de Leoben et Campoformio, alors ministre des Affaires étrangères de Ferdinand IV. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 2469, d’après la collection Napoléon.</body> |