CG2-2355.md

identifiantCG2-2355.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1798/04/02 00:00
titreNapoléon au général Baraguey d’Hilliers
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 2355. - </b>Au général Baraguey d’Hilliers</h1><p lang="fr-FR"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 13 germinal an VI [2 avril 1798]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">Le consul[^1] recevra, citoyen général, par un courrier que j’expédierai demain, 600 000 francs ; ce qui, joint aux 200 000 francs que j’ai déjà fait passer, fournira les sommes nécessaires à l’embarquement.</p><p lang="fr-FR">Faites-moi passer par le retour du courrier :</p><p lang="fr-FR">1<sup>o</sup> L’état de situation des bâtiments, le nombre de tonneaux et de l’équipage de chaque bâtiment, avec le nombre d’hommes et le nombre de chaque corps que chaque bâtiment transporte ;</p><p lang="fr-FR">2<sup>o</sup> L’état de situation de votre division, le nom de votre payeur, de vos deux commissaires des guerres, de vos deux adjudants généraux et des officiers d’artillerie et du génie attachés à l’état-major de la division.</p><p lang="fr-FR">Tâchez d’embarquer avec vous le plus de chirurgiens et de médecins que vous pourrez, français ou italiens. Quatre médecins, douze chirurgiens, indépendamment des chirurgiens des corps et de l’ambulance, ne seraient pas trop.</p><p lang="fr-FR">Embarquez huit ou dix armuriers français ou italiens, avec leurs outils, et des calfats, charrons, serruriers, le plus que vous pourrez vous en procurer.</p><p lang="fr-FR">J’écris au général Berthier[^2] de vous faire passer 3 000 fusils, s’il peut se les procurer.</p><p lang="fr-FR">Ne partez pas sans de nouveaux ordres.</p><p lang="fr-FR">Faites en sorte d’avoir plutôt trois ou quatre jours de vivres de plus que de moins. Tenez la main à ce que l’on n’embarque rien d’inutile. Vous ne pouvez embarquer pour vous que trois chevaux, les généraux de brigade, deux, et les autres officiers qui ont le droit d’avoir des chevaux, un ; mais chacun embarquera ses selles et ses palefreniers.</p><p lang="fr-FR">Laissez à Gênes un officier supérieur, avec un officier par corps composant votre division, afin de réunir à Gênes tous vos hommes sortant des hôpitaux ; et, toutes les fois qu’il y en aura cent, on leur donnera des ordres pour vous rejoindre. Les officiers peuvent également donner rendez-vous à Gênes à leurs domestiques et gros bagages qu’ils ne pourraient pas embarquer avec eux.</p><p lang="fr-FR">Embarquez tous les dépôts actuellement existants.</p><p lang="fr-FR">J’imagine que vous menez avec vous Partouneaux[^3]. J’écris à Berthier de vous envoyer Alméras, qui est un fort bon adjudant général.</p><p lang="fr-FR">Faites-moi connaître, par le retour du courrier, l’état exact et par corps de tout ce qui est dû aux soldats.</p><p lang="fr-FR">Ayez avec vous trois bons directeurs d’hôpitaux et une centaine de bons infirmiers.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Redon de Belleville, consul de la République à Gênes (voir 2356). [^2]: Voir, n° 2358. Berthier n’est plus officiellement commandant en chef de l’armée d’Italie : Brune a été nommé le 8 mars. Le 4 avril, Berthier va quitter son poste et tenter de se faire élire aux Cinq-Cents dans le Rhône. Son élection sera invalidée. Il sera nommé chef d’état-major de l’armée d’Orient le 10 mai 1798. [^3]: Adjudant général, ancien de Toulon et de l’Italie. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 2467, d’après la collection Napoléon.</body>