den-3169-2

identifiantden-3169-2
fait partie dedenon
est validéoui
date1814/08/01 00:00
titreLettre n° 3169-2: Denon pour le prince de Bavière
texte en markdown<body> <h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none">DEN-3169-2 -</b> Denon pour le prince de Bavière</h1> <h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">1<sup>er</sup> août 1814</h2> Le directeur général du musée royal à Son Altesse Royale le prince de Bavière. Monseigneur, J'ai reçu les deux lettres que Votre Altesse Royale m'a fait l'honneur de m'écrire relativement à la vente de la collection de la Malmaison. Je n'ai encore rien entendu dire de positif sur le projet de cette vente, c'est un objet si considérable pour ce qui la compose que le seul catalogue demandera beaucoup de tems, que le catalogue imprimé sera expédié dans les divers états de l'Europe avant de commencer la vente[^1]. Dans tous les cas, Monseigneur, les deux lettres que j'ai reçues de Votre Altesse me serviront de règle, et j'aurai soin que la confiance dont vous m'honorez soit justifiée. Je dois prévenir Votre Altesse Royale que les plus grands chefs-d'œuvres en peinture que l'on admire dans cette galerie sont de l'Ecole flamande; il y a cependant dans l'Ecole italienne quelques tableaux dignes d'orner les plus grandes collections, tels qu'un tableau de Francesco Francia, maître et fondateur de l'Ecole de Bologne, dont les productions sont fort rares, un Luini et quelques autres primitifs dans l'êcole espagnole, un Coello, le plus beau que j'aie vu de ce maître. Quant aux statues[^2], je ne crois pas que le Pâris passe la somme que vous y consacre\[z\]. J'observerai à Votre Altesse que la Danseuse rentre plus éminement dans le genre de talent que cet artiste excelle et, qu'à moins d'une destination particulière, je lui conseillerais de la préférer au Pâris. Relativement à l'autel antique, je n'en n'ai pas un souvenir bien précis mais je veillerai lors de la vente à ce qu'il ne passe pas dans d'autres mains que les vôtres. J'adresse, Monseigneur, conformément à vos intentions, un duplicata de ma lettre à Munick, poste restante, et je puis assurer Votre Altesse que je garderai le plus profond secret sur la commission qu'il daigne me confier et que les acquisitions se feront en mon nom.[^3] [^1]: La collection de Joséphine ne fut finalement pas dispersée en vente publique et une grande partie, dont la Danseuse et le Pâris de Canova, fut acquise par Alexandre 1<sup>er</sup>. [^2]: Par Canova. [^3]: Marie-Anne Dupuy, Isabelle le Masne de Chermont, Elaine Williamson, <i>Vivant Denon : Directeur des musées sous le Consulat et l'Empire correspondance (1802-1815)</i>, Editions de la Réunion des musées nationaux, Paris, 1999, Archives des musées nationaux, registre *AA 12, correspondance supplémentaire p. 196, Denon