08_FondNap_TestNapo_cod7.md

identifiant08_FondNap_TestNapo_cod7.md
fait partie detesta_Napoléon
est validéoui
date1821/04/25 00:00
titreSeptième codicille au testament de Napoléon
texte en markdown# SEPTIEME CODICILLE[^1] Ce 25 avril 1821, Longwood Ceci est mon septième codicille à mon testament. 1° Mes exécuteurs testamentaires enverront à ma mère, au cardinal Fesch, à chacun de mes frères, de mes sœurs, de mes beaux-frères, de mes neveux et nièces, à Eugène, à Hortense, une assiette à soupe, une assiette, un couvert, un couteau, un gobelet ; le tout en argent aux armes impériales. 2° Les effets que Marchand gardera et soignera pour être remis à mon fils sont ceux compris dans l'état ci-joint ; A. 3° Il sera disposé des effets que j'ai laissé à Paris chez Turenne, conformément à l'État B. 4° Si l'on trouve chez mes anciens valets à la Secrétairerie d'État, mes cachets de France et d'Italie, du duché de Berg, on les remettra à mon fils. On lui fera remettre par mon dentiste mon nécessaire de dents en or, que l'on remettra à mon fils. 5° On remettra à mon fils ma carte d'Italie, d'Albe, et les copies, vues des champs de bataille, quartiers généraux, que j'ai fait faire par Albe et Denon ; Celui-ci a touché des sommes importantes pour cet objet. On réunira soit par le canal de Denon, soit par celui d'Albe, le plus de dessins et tableaux que l'on pourra relatifs à moi, à mes guerres, à mes évènements politiques ; On y dépensera s'il est nécessaire une somme de 300 000 F. que l'on prélèvera sur ma succession. Tous les objets pour être envoyés à mon fils. Sur les 700 000 F. réservés par mes codicilles pour argent de legs de conscience, nous léguons : 300 000 francs au pupille du beau-père de Méneval appelé Léon. Cette somme sera employée à lui acheter une terre dans le voisinage de celle de Montholon ou Bertrand. Cette acquisition sera faite dans l'année de ma mort. Si cet enfant était mort ou mourait sans tester, avant l'âge, ce bien serait donné à Alexandre Walewski. 100 000 F. que je lègue, savoir : au grand vicaire Arrighi, qui était à l'Ile d'Elbe 30 000, 20 000 F. à mon officier d'ordonnance Vantini, 10 000 F. à mon officier d'ordonnance de Porto-Longone[^2] et qui était à Waterloo, 10 000 F. à celui de Marciano et 30 000 F. au général Lapi commandant la garde nationale de Portoferraio ; 100 000 F. que nous léguons, savoir : 30 000 F. à Chotat[^3] capitaine du brick L'Inconstant, 30 000 F. au lieutenant de frégate Taillade qui commandait alors les marins de la garde, 30 000 à Sari[^4] lieutenant du brick L'Inconstant et natif d'Ajaccio, 10 000 F. aux maîtres et équipages du brick L'Inconstant, qui seraient dans le besoin.[^5] 100 000 F. que nous léguons, savoir : 20 0000 à l'abbé Recco, professeur au collège d'Ajaccio qui m'a appris à lire, et dans le cas de sa mort, à son plus proche Héritier, 20 000 F. à Paoli commandant de gendarmerie de l'Ile d'Elbe, 20 000 F. au capitaine du port de l'isle d'Elbe[^6], que Bertrand connait Filidoro, 20 000 F. au jeune Matra fils de Mme Matra qui a séjourné à l'Ile d'Elbe , 20 000 F. à Louis Coni[^7] [ou Loviconi] de Bastelica en Corse officier au bataillon volontaire que j'ai jadis commandé. 100 000 F. que je lègue, savoir : 10 000 F. au fils ou petit-fils du berger Nicolas de Boccognano[^8], 10 000 au berger Bagaglino, celui qui est venu à l'Ile d'Elbe, 10 000 à Costa constructeur de gondoles du faubourg d'Ajaccio, 10 000 à la veuve du fils du sergent du bataillon[^9] que j'ai commandé, il était de Bastelica en l'île de Corse. Costa et [illisible] désigneront son nom, son fils était à l'isle d'Elbe, 10 000 F. à Marcaggi de Bocognano, maréchal des logis de gendarmerie à l'ile d'Elbe, 20 000 F. au brave habitant de la commune de Bocognano qui en 1792 ou 1793 m'a ouvert la porte d'une maison ou des brigands m'avaient enfermé et m'a escorté jusqu'à Occiani[^10], 10 000 F. à Visse Savona[^11], habitant de Bocognano, 20 000 F. à Poggi ancien maire de <…> d'Occiani[^12]. 6° Les recettes qui doivent faire face à ces legs éprouvaient des difficultés, ils seront diminués au marc la livre. Ce codicille ne sera jamais imprimé. Il restera secret. Le trésorier même n'en aura pas connaissance et sera annulé aussitôt qu'il sera exécuté ; communication en sera refusée, comme contenant des affaires de conscience. Ce codicille est signé de ma propre main et écrit de même tout entier Signé : Napoléon [^1]: Archives nationale, 31 AP 28 (Famille Murat), Pièces concernant le testament de l'Empereur Napoléon I<sup>er</sup> Copie du septième codicille. [^2]: Pons. [^3]: Chautard. [^4]: Ou Sary. [^5]: Raimbaud. [^6]: Dans l’entourage de Madame Mère sur l’île d’Elbe, elle se maria au médecin militaire Antoine Toussaint Tavera qui, au départ de l’île, fut chargé de se rendre à Ajaccio.. [^7]: Joseph Luviconi ou Loviconi est le beau-frère de Nunzio François Costa. Ce dernier, lieutenant de la compagnie de volontaires corses que commandait Bonaparte, aida Letizia et ses enfants à quitter la Corse en mai 1793, il se réfugia par la suite en France où il prit rang dans la gendarmerie. [^8]: Nicolas Frate. [^9]: Marinaro. [^10]: Ou Ucciani. [^11]: Jean Vizzavona avait hébergé Napoléon en 1793 alors que les paolistes voulaient l’assassiner. [^12]: Ou Ucciani.