| identifiant | CPI-141.md |
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| fait partie de | Prince_Impérial |
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| est validé | oui |
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| date | 1875/07/01 00:00 |
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| titre | Louis Napoléon à Pierre de Bourgoing |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i> CPI </i> - 141- </b> À PIERRE DE BOURGOING, SON AMI[^1] </h1>
<h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> S.l.n.d. [juin / juillet 1875] </h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Mon cher Pierre, j’ai reçu avec une vive satisfaction la bonne lettre où vous m’annoncez l’heureux résultat de votre examen. J’espère que votre bonne fortune ne s’arrêtera pas là et que vous serez bientôt promu à la dignité de [<i>illisible</i>]. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Quant à moi, j’ai repris le harnais de guerre et mon nez est en train de peler, victime des feux de l’été ! Quand je vous reverrai, j’aurai bien des histoires à vous conter sur les manœuvres[^2] que nous sommes en train de faire. De votre côté, j’espère que votre verve de narration ne s’est pas émoussée depuis un an et je me réjouis d’entendre les succès mondains du jeune gentilhomme qui veut bien gratifier un pauvre troupier comme moi de son amitié. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je vous embrasse de tout cœur. Mes hommages à votre mère, mon souvenir à M. de Bourgoing[^3] .[^4] </p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>
Napoléon </i></h3>
[^1]: Pierre (La Beaume) de Bourgoing (1857-1916). Ami intime du Prince Impérial, Pierre est le fils de Philippe de Bourgoing, écuyer de l’Empereur Napoléon III puis député de la Nièvre, et de Anna Marie Léonie Dollfus, sœur de Camille, député du Lot-et-Garonne de 1863 à 1869, gendre du baron Hausmann. Malgré son très jeune âge, il s’engage dès le début de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 en tant que garde mobile bénévole, au 12e régiment des Mobiles de la Nièvre (17 août 1870). Il passe au 9e régiment d’éclaireurs à cheval en décembre 1870 et est licencié le 15 mars 1871. Reçu à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en octobre 1877, il fait partie de la 62e promotion – promotion de <i>Novi Bazar </i>(1877-1879) - et en sort, deux ans plus tard, avec le n° 79. Pierre de Bourgoing suit les cours de l'Ecole de cavalerie du 1er novembre 1879 au 31 août 1880 en tant qu'officier élève. Promu lieutenant le 10 février 1883, il est affecté au 6e Régiment de Dragons, puis est détaché en qualité d'officier d'ordonnance auprès du Maréchal Canrobert (du 18 juillet 1884 au 19 avril 1889). Il est nommé capitaine le 30 octobre 1888. Démissionnaire le 19 avril 1889, il reste officier de réserve (capitaine territorial de cavalerie au Service d'Etat Major du 13e, puis du 8e corps d'armée). Le baron de Bourgoing emploie son temps à collectionner les souvenirs du Second Empire et à écrire divers ouvrages historiques : Souvenirs militaires (1791-1815) du baron de Bourgoing, 1897, éd. Librairie Plon ; Le duc de Mortemart et le baron de Bourgoing - souvenirs anecdotiques, 1904, éd. Emile-Paul ; … Quand éclate la Grande Guerre, Pierre de Bourgoing est rappelé et placé au 21e Régiment de Dragons ; il est ensuite détaché à l'Etat Major de la 7e armée. Il y meurt de maladie contractée en service, en janvier 1916.
[^2]: Le Prince Impérial, désireux de poursuivre ses études à l’issue de sa scolarité à l’Académie royale militaire de Woolwich, obtint l’autorisation de suivre les manœuvres d’Aldershot.
[^3]: Philippe (La Beaume) de Bourgoing (1827-1882). Ancien écuyer de Napoléon III (1854) et premier inspecteur général des haras, il est élu député au Corps Législatif par la 2e circonscription de la Nièvre le 19 septembre 1868 (puis réélu lors des élections législatives de 1869). Il vote la déclaration de guerre à la Prusse et prend part à cette campagne comme lieutenant-colonel d’un bataillon de mobiles de la Nièvre. Il est élu député le 24 mai 1874. Son élection, contestée, est annulée en fin de législature (affaire du Comité central de l’Appel au peuple). Il est réélu le 20 février 1876 député de l’arrondissement de Cosne ; son élection est encore soumise à une enquête parlementaire (mai 1878) et est invalidée le 13 novembre 1878. Il ne se représente pas au scrutin du 2 février 1879. <i>« Il n’était pas d’homme plus sympathique, plus généralement aimé et estimé. Grand, mince, d’une politesse d’autrefois et d’une distinction rare, il était de plus, très gai et très jeune de caractère ; c’était une bonne fortune de se trouver de service avec lui, car il n’était pas de plus aimable camarade » </i>(p. 178, La Maison de l’Empereur, duc de Conegliano).
[^4]: <i>Le Second Empire</i>, Armand Dayot – éd. Ernest Flammarion.
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