CPI-116.md

identifiantCPI-116.md
fait partie dePrince_Impérial
est validéoui
date1874/01/15 00:00
titreLouis Napoléon à Jean-Baptiste Franceschini-Pietri
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i> CPI </i> - 116- </b> À JEAN-BAPTISTE FRANCESCHINI-PIETRI[^1] </h1> <h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Woolwich, le 15 janvier [1874] [^2] </h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Vous m’avez adressé, cher Monsieur Pietri, à l'occasion de la nouvelle année des vœux qui m'ont bien touché, et que Dieu voudra bénir, je l'espère. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Si la fortune vient me trouver ici, elle ne me trouvera pas endormi, comme l'homme de la fable, mais veillant et travaillant. N'est-ce pas la meilleure manière de la mériter ou d'apprendre à me passer d'elle ? </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Faites mes amitiés à toute votre famille, et croyez, mon cher Monsieur Piétri, à mes sentiments les plus affectueux. [^3] </p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i> Napoléon </i></h3> [^1]: Jean-Baptiste Franceschini-Pietri (1834-1915) entre en 1855 au Cabinet de l’Empereur comme copiste. Nommé le 21 décembre 1864 Secrétaire particulier de Napoléon III, il accompagne le Souverain dans tous ses déplacements : lors de la campagne d’Italie (1859), puis en 1870 à l’Armée du Rhin. Il le suit en captivité en Allemagne, et en exil en Angleterre. Après la mort de l’Empereur, il poursuit sa mission auprès du Prince Impérial (qui le désigne « exécuteur testamentaire », le 27 février 1879) et de l’Impératrice. <i>« M. Piétri doit à une fidélité sans exemple, à une fidélité de plus d’un demi-siècle, le privilège de connaître mieux que personne la famille impériale » </i> (A. Filon). [^2]: Cette missive connut une grande publicité (et ce d’autant plus que la parole du Prince était rare) ; elle fut citée par Adolphe Caillé dans sa brochure <i> « Le Prince Impérial à l’Ecole militaire de Woolwich » </i>(février 1874, p. 4) et publiée dans nombre de journaux, dont <i>Le Figaro </i>du 21 février 1874. [^3]: Collection privée. </body>