|
CPI-106.md| identifiant | CPI-106.md |
|---|
| fait partie de | Prince_Impérial |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1873/08/20 00:00 |
|---|
| titre | Louis Napoléon au Prince Napoléon-Jérôme |
|---|
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i> CPI </i> - 106- </b> AU PRINCE NAPOLÉON-JERÔME[^1] </h1>
<h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Camden Place, Chislehurst, le 20 août 1873 </h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Mon cher Cousin, je vous remercie de la lettre que vous m’avez écrite à l’occasion du 15 août. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je vois que de loin comme de près vous vous associez à nos joies et à nos peines et je vous en suis reconnaissant. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Veuillez être mon interprète auprès de la princesse et la remercier pour moi de la charmante lettre qu’elle m’a écrite. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Embrassez aussi pour moi vos chers enfants[^2] , et croyez, mon cher Cousin, à ma profonde affection. [^3] </p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i> Napoléon </i></h3>
[^1]: Napoléon-Jérôme (1822-1891), cousin germain de Napoléon III, est le second fils de l’ex-roi Jérôme et de Catherine de Wurtemberg. Elu représentant de la Corse à l’assemblée constituante en 1848, puis réélu député de la Sarthe lors des élections législatives de 1849, il vote le plus souvent avec la gauche. L’Empire restauré, il n’hésite pas à s'opposer à Napoléon III : il incarne alors l'aile gauche - anticléricale et démocrate - du mouvement bonapartiste. A la demande de l'Empereur, Napoléon-Jérôme se marie avec la fille du roi de Piémont-Sardaigne, Clotilde-Marie-Thérèse de Savoie (1859). Favorable à la cause italienne, il est envoyé à Livourne avec un corps d’armée. Pendant la guerre de 1870, le Prince Napoléon n’obtient aucun commandement ; il entreprend cependant de rallier son beau-père, le roi Victor Emmanuel II, à la cause française mais échoue. Après la capitulation de Sedan, il se retire avec sa famille au château de Prangins, en Suisse. Il est élu conseiller général de la Corse en 1871 et député en 1876. De vifs dissentiments (de nature politique et dynastique) opposent le Prince Napoléon au Prince Impérial. Ces désaccords mènent à une rupture définitive entre les deux hommes, provoquant une césure au sein du groupe de l'Appel au peuple : si quelques notables éclairés soutiennent Napoléon-Jérôme, la très grande majorité des impérialistes suit l'héritier de Napoléon III. La mort héroïque du prétendant en 1879 consacre cette fracture, opposant désormais le père au fils : les bonapartistes se rallient majoritairement au Prince Victor-Napoléon, désigné successeur du Prince Impérial.
[^2]: Le Prince Victor-Napoléon (1862-1926), futur chef de la Maison impériale (1891-1926), le Prince Louis-Napoléon (1864-1932) et la princesse Marie-Laëtitia Napoléon (1866-1926).
[^3]: Archives Nationales, 400/AP 144.
</body> |
|---|
| |
|