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CPI-070.md| identifiant | CPI-070.md |
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| fait partie de | Prince_Impérial |
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| est validé | oui |
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| date | 1871/01/02 00:00 |
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| titre | Louis Napoléon au Général Frossard |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i> CPI </i> - 070- </b> AU GÉNÉRAL FROSSARD[^1] , ANCIEN GOUVERNEUR DE LA MAISON MILITAIRE DU PRINCE </h1>
<h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Camden Place, Chislehurst, le 2 janvier 1871 </h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Mon cher Général[^2] , j’ai reçu votre lettre qui me souhaitait la bonne année au moment où j’allais vous écrire à cette intention. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> L’Impératrice s’occupe activement avec la duchesse de Mouchy[^3] d’envoyer aux prisonniers des secours. Les anglais sont très généreux et ont déjà donné beaucoup d’argent pour nos malheureux soldats. Cependant, je crois qu’on devrait se hâter, parce que l’hiver est très avancé et qu’ils ne sauraient que faire de leurs vêtements chauds quand le printemps viendra. On nous a dit que ce qui faisait le plus de plaisir aux prisonniers c’était le savon et les tricots. On nous a dit aussi qu’ils étaient surtout très malheureux à Cologne et à Mayence où se trouve une partie de la garde. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Il doit vous être bien pénible d’être séparé de votre corps d’armée qui, sans doute, est disséminé dans toute l’Allemagne, et de ne pouvoir recevoir des nouvelles des soldats qui ont combattu sous vos ordres. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’ai reçu l’autre jour les cartes de plusieurs officiers qui me souhaitaient une heureuse année : j’ai été très touché de voir qu’ils ne m’avaient point oublié. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’ai été bien content d’apprendre que vous aviez reçu des nouvelles de Maxime[^4] . Pauvre garçon ! Il n’a pas de chance : il a été volé par les Garibaldiens ; leur voisinage est plus dangereux, je crois, pour les habitants désarmés que pour les Prussiens. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Adieu, mon cher Général, je n’ai pas besoin de vous dire les vœux de nouvel an que je forme pour vous et les vôtres, vous connaissez assez mon cœur pour les deviner. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je vous embrasse. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Votre affectionné et respectueux, [^5] </p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i> Louis Napoléon </i></h3>
[^1]: Charles Auguste Frossard (1807-1875), général de division. Ayant pris une part brillante à la campagne d’Italie, il fut attaché à la mission extraordinaire du duc, alors comte, de Morny, à Saint-Pétersbourg, et à Moscou, lors du couronnement de l’empereur Alexandre. Le 15 mars 1867, le général Frossard fut nommé chef de la maison militaire et gouverneur du Prince Impérial. Au moment où la guerre éclata en 1870, il dirigeait le camp de Châlons et devint commandant du 2e corps de l’armée du Rhin.
[^2]: Après la capitulation de Metz, le général Frossard fut fait prisonnier et interné en Allemagne.
[^3]: Anna Murat (1841-1924), cousine de l’Empereur, amie intime de l’impératrice Eugénie ; duchesse et princesse de Poix, duchesse de Mouchy par son mariage, le 18 décembre 1865, avec Antoine de Noailles (1841-1909), duc et prince de Poix, duc de Mouchy, grand d’Espagne de première classe.
[^4]: Maxime Frossard (1858-1893), compagnon de jeu du Prince Impérial, est le fils du général Charles Frossard.
[^5]: Vente Cortot & Associés du 1er février 2020 (lot 78 : ensemble de treize lettres du Prince impérial).
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