CPI-064.md

identifiantCPI-064.md
fait partie dePrince_Impérial
est validéoui
date1870/09/29 00:00
titreLouis Napoléon à Napoléon III
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i> CPI </i> - 064- </b> À L’EMPEREUR NAPOLÉON III, SON PÈRE </h1> <h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> S.l. [Mézières], le 29 septembre [août] 1870[^1] </h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Mon cher Papa, j’espère que M. Clary[^2] vous trouvera en bonne santé ; au milieu des circonstances difficiles[^3] où nous nous trouvons, je voudrais bien être auprès de vous. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je vous embrasse de tout cœur. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Votre affectionné et respectueux fils, [^4] </p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i> Louis Napoléon </i></h3> [^1]: Datée par erreur du 29 septembre 1870, cette lettre – pieusement conservée par le chef de bataillon Jules, Eugène, Alfred Lamey, aide de camp du Prince Impérial – n’a pas été remise à son destinataire ; Lamey explique en effet, dans une missive écrite le 2 juillet 1872 : <i>« Monsieur le Premier Président, voici le seul de mes autographes du Prince Impérial qui puisse, à la rigueur, figurer dans une collection. Cette petite lettre a été écrite dans les circonstances suivantes : la présence du Prince à l’armée pouvait causer des embarras ; je fus chargé avec mon collègue Clary de l’emmener en arrière, sauf à nous tenir aussi près du Quartier Impérial que la sûreté des communications le permettait. Le « 29 septembre » [NDA : en réalité, le 29 août], étant à Mézières, le risque d’être coupés devint tel que nous jugeâmes prudent de rétrograder jusqu’à Avesnes, mais ne voulant pas le faire sans autorisation, nous convînmes que Clary irait demander les ordres de l’Empereur. Le Prince écrivait alors les lignes ci-jointes à son père. Je les trouvai insuffisantes et fis recommencer une autre lettre. C’est ainsi que le premier billet resta entre mes mains. Heureux si vous le jugez digne d’occuper une place dans votre collection. Je vous prie, Monsieur le Premier Président, d’agréer l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués. A. Lamey »</i>. [^2]: Adolphe Clary (1837-1877). Deuxième comte Clary (1870), Adolphe est le neveu du maréchal de Camp François, Joseph, Marie 1er comte Clary (1829) et le petit neveu de Joseph Bonaparte, frère de Napoléon Ier et roi d'Espagne (marié à Julie Clary). Officier d'ordonnance de l'Empereur Napoléon III, il est nommé aide de camp du Prince Impérial en 1870. Adolphe Clary a épousé, le 10 janvier 1870, Angèle, Louise, Charlotte Marion, fille du général baron Marion et Demoiselle d'honneur de l'Impératrice Eugénie. <i> « Le comte Clary resta attaché à l'Empereur, puis au Prince Impérial. Il dirigeait en Angleterre la Maison impériale, avec beaucoup d'ordre et d'entente. Il mourut jeune, après de longues souffrances. Ce fut une grande perte pour le Prince Impérial, qui avait en lui un ami dévoué et un très sage conseiller » </i> (La Maison de l’Empereur, duc de Conegliano). [^3]: Le 29 août, le Prince Impérial revient à Mézières, après s’être rendu – sur les ordres de son père – à Sedan (28 août). De Mézières, le Prince et son escorte prendront le train à Charleville ; ils s’y embarquent vers 2 heures du matin et, au lever du jour, arrivent à Avesnes (mardi 30 août 1870) - R. Minon, <i> « les derniers jours du Prince Impérial sur le continent » </i>, librairie A. Charles. [^4]: Vente Thierry de Maigret du 28 juin 2019, collection Amaury Taittinger (lot 253). </body>