| identifiant | CPI-057.md |
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| fait partie de | Prince_Impérial |
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| est validé | oui |
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| date | 1870/07/31 00:00 |
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| titre | Louis Napoléon à Eugénie |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i> CPI </i> - 057- </b> À L’IMPÉRATRICE EUGÉNIE, SA MÈRE </h1>
<h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> S.l. [Metz], le 31 juillet 1870 – n°22[^1] </h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Ma chère Maman, je vous écris, comme je l’ai déjà dit dans ma lettre à Marie[^2] , pour vous donner quelques détails sur ce qui se passe à Metz[^3] . </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’ai vu Tristan[^4] l’autre jour ; il est tout à fait remis. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’ai été visiter les environs de la ville et les fortifications de la place[^5] ; j’ai aussi entrepris d’écrire mon journal. Je vous embrasse de tout cœur, </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Votre affectionné et respectueux fils, [^6] </p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i> Louis Napoléon </i></h3>
[^1]: Numérotation ajoutée par un tiers.
[^2]: Marie Fitz-James Stuart (1851-1927), fille du duc et de la duchesse d’Albe, nièce de l’impératrice Eugénie et cousine du Prince Impérial, future duchesse de Tamames.
[^3]: L’Empereur, le Prince Impérial, le Prince Napoléon et leur suite arrivèrent à la gare de Metz, le jeudi 28 juillet 1870 à 7 heures du soir. Ils descendirent ensuite à l’hôtel de la préfecture.
[^4]: Tristan Lambert (1846-1929) est le fils d’Aimé, 2e baron Lambert, chef d'escadron et commandant de Vénerie de Napoléon III. Il s'engage dans l'armée en 1870 et participe aux combats livrés sous Metz. Il partage la captivité de l'Empereur au château de Wilhelmshoehe, en Allemagne. Bonapartiste militant, il se présente aux élections législatives de 1876, dans l'arrondissement de Fontainebleau. Il est élu député de Seine-et-Marne et siège dans le groupe de l'Appel au peuple. Après la dissolution de la Chambre, en 1877, il se représente aux électeurs de Fontainebleau mais échoue à se faire réélire. La disparition tragique du Prince Impérial, dont il fut l’ami intime, le 1er juin 1879, le conduit à abandonner le parti bonapartiste. Il se rallie au comte de Chambord puis, après la mort de celui-ci, au comte de Paris. Il fonde un journal dont la devise est : « Dieu et le Roi » et applaudit à la création de l'Action française. <i>« Tristan Lambert, tempérament ultra-monarchique, avait la nostalgie de la Légitimité à laquelle il est retourné depuis. Avec des idées très arrêtées, trop arrêtées, et des convictions religieuses infiniment respectables, mais légèrement intolérantes, il avait une originalité qui amusait le Prince et une bonhomie qui lui permettait de jouer avec des enfants plus jeunes que lui de dix ou douze ans, et même de se laisser un peu tourmenter par eux » </i>(p. 56-57, Le Prince Impérial, souvenirs et documents, Augustin Filon).
[^5]: Le 29 juillet, le Prince Impérial visita les camps des environs de Metz. : <i>« A neuf heures du matin, relate Le Monde Illustré du 6 août 1870, il était au Polygone, situé à l’est de la ville et sur le terrain de Chambière, voisin du quartier des Juifs. C’est là que campent les grenadiers de la Garde et où, avant la déclaration de la guerre, l’artillerie faisait ses exercices. L’autre camp est situé au Ban-Saint-Martin, occupé par les voltigeurs. […] Dans l’un et l’autre camp, le Prince Impérial a été très bien reçu. Il était venu tout simplement à cheval, en petite tenue d’officier d’infanterie, sans épaulettes. Deux ou trois personnes l’accompagnaient avec M. Bachon, son écuyer. Après sa visite au campement des quatre régiments de voltigeurs de la garde, des grenadiers et des zouaves, le Prince Impérial s’est rendu au camp des guides, dragons de l’Impératrice et cuirassiers de la garde. Le Prince s’est fait présenter les chefs des régiments, et on a remarqué qu’il saluait le premier les colonels à mesure qu’ils arrivaient devant lui. On raconte que, malgré sa présence au camp, le jeune Prince trime trois heures par jour sur les plans topographiques. Il a copié, dit-on, pour son usage personnel, le tracé des routes de Metz au Rhin. Ses dessins sont parfaitement lavés, ses échelles de réduction tracées mathématiquement, et sa calligraphie est sans reproches »</i>.
[^6]: Archives Nationales, 400/AP 75.
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