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CPI-036.md| identifiant | CPI-036.md |
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| fait partie de | Prince_Impérial |
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| est validé | oui |
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| date | 1865/08/12 00:00 |
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| titre | Louis Napoléon à Eugénie |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i> CPI </i> - 036- </b> À L’IMPÉRATRICE EUGÉNIE, SA MÈRE </h1>
<h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> S.l., le 12 août 1865[^1] – n°14[^2] </h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Ma chère Maman, j’ai été bien fâché de l’accident[^3] qui est arrivé à Anna[^4] et à ces dames. M. Arnal[^5] dit qu’il n’y aura aucune suite ; je souhaite de tout mon cœur qu’elles se guérissent bientôt. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">
Oncle B. [dit] qu’on n’amputera pas la jambe du valet de pied. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je viens de prendre ce matin une leçon d’équitation. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Berger, le valet de pied, s’est marié. J’ai demandé [à] sa femme le jour du mariage. Je lui ai fait présent d’un bracelet et j’ai remis à Berger les 400 francs de Maman. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je serai bien content quand Maman arrivera. Il y a si longtemps que je ne l’ai vue ! </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je vous embrasse de tout mon cœur. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Votre très respectueux fils, [^6] </p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i> Louis Napoléon</i></h3>
[^1]: Le Prince Impérial quittait ce même jour le palais de Fontainebleau pour se rendre au camp de Châlons.
[^2]: Numérotation ajoutée par un tiers.
[^3]: Le Courrier des Alpes du 29 août 1865 fera paraitre la dépêche suivante, reçue par le Moniteur : <i> « L’Empereur et l’Impératrice viennent d’arriver à Neufchâtel pour y passer la nuit. Pendant le trajet de la gare à l’hôtel, les chevaux de la voiture de suite, où se trouvait S.A. la princesse Anna, se sont tout à coup emportés. Quelques instants après la voiture a versé violemment, et la princesse Anna a été relevée avec une contusion à la tête, assez forte, mais sans gravité. Voici quelques renseignements qui nous parviennent sur cet accident : Leurs Majestés venaient de monter en voiture pour se rendre de la gare à l’hôtel, lorsque les chevaux de la voiture de suite où étaient la princesse Anna Murat, Mme de Montebello et Mlle Bouvet, effrayés par le sifflet d’une locomotive, se sont emportés. Ils dépassèrent au galop le carrosse de Leurs Majestés et renversèrent plusieurs individus en fendant la foule. Enfin la voiture se heurta à un obstacle et versa. La princesse Anna Murat reçut de fortes contusions à la tête ; la comtesse de Montebello eut une clavicule cassée ; Mlle Bouvet une côte brisée. Le cocher ne fut que contusionné, mais le valet de pied eut le pied fracturé » </i>.
[^4]: Anna Murat (1841-1924), cousine de l’Empereur, amie intime de l’impératrice Eugénie ; duchesse et princesse de Poix, duchesse de Mouchy par son mariage, le 18 décembre 1865, avec Antoine de Noailles (1841-1909), duc et prince de Poix, duc de Mouchy, grand d’Espagne de première classe.
[^5]: Le docteur Jean Arnal, médecin ordinaire de l’Empereur.
[^6]: Archives Nationales, 400/AP 75.
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