103_LasCases_SH

identifiant103_LasCases_SH
fait partie deSainte-Hélène
est validéoui
date1823/04/11 00:00
titreCardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases
texte en markdown<body> <h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 103</i> - </b>Du cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases</h1> <h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rome, 11 avril 1823</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte, j'ai reçu, il y a quelques temps, vos deux premiers volumes du <i>Mémorial de Sainte-Hélène</i> : ma sœur et moi nous vous en remercions, et nous désirerions bien d’en recevoir la suite ; mais je ne saurais pas qui pourrait s'en charger à Paris. Le seul moyen serait de les faire adresser à M. Stanislas Natalini à Rome, ou à M. Torlonia banquier à Rome, pour remettre à M. Stanislas Natalini, et de les envoyer à Marseille à un chargeur, pour les faire embarquer pour Rome. Si vous ne connaissiez pas à Marseille de chargeur, on pourrait se servir de M. Claude Claire qui en est un.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">La santé de Madame ne se rétablit pas ; elle ne peut prendre des forces, parce qu'elle manque d'appétit pour se nourrir convenablement. Et dans l'état de langueur où elle est, toute incommodité qui lui survient retarde son rétablissement. Nous espérons beaucoup dans la bonne saison qui, même à Rome, n'est pas encore commencée. Elle vous remercie de tout ce que vous lui dites d'aimable et des sentiments que vous lui témoignez : vos lettres adoucissent, en quelque manière, sa douleur toujours renaissante. Elle me charge de la rappeler à votre souvenir et à celui de Madame la comtesse.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">J'ai fait passer de main en main votre ouvrage aux différents membres de la famille, mais je me suis bien gardé de permettre de le dire à Madame. Nous lui parlons, de temps à autre, des articles qui ne sauraient pas trop l'affecter.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Agréez de nouveau mes remerciements, et [si vous aviez à faire une autre édition, j'aurais désiré que vous eussiez mis à l'article où vous parlez de l'Archidiacre[^1], quelques mots qui auraient rendu plus exacte la scène de ses derniers instants. Je lui demandais s'il ne souhaitait pas faire entrer son confesseur, et il me répondit qu'il n'avait plus rien à lui dire, et dans ce moment-là, il avait déjà reçu tous les sacrements de l'Église. Un scrupule ou un zèle excessif de ma part ne pouvait pas donner occasion de faire soupçonner que l'Archidiacre ne se soucia pas de remplir tous ses devoirs religieux. Il est vrai que l'Empereur n'a dû se souvenir que d'une partie de la chose, puisqu'il ne put pas entendre ce que je disais au mourant, et en effet l'Empereur me dit la même chose à moi-même dans des conversations particulières, et ne voulut jamais entendre mon explication. Et cependant, je puis attester devant Dieu, qu'il avait mal saisi ma demande et la réponse de son oncle, si toutefois il put entendre quelque chose. Au demeurant, cela ne fait rien, le défunt archidiacre n’en recevra aucun tort. On ne doit pas attendre que l'Empereur fît pour lui une profession de foi.]</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Veuillez bien me procurer la consolation d'apprendre de vos nouvelles, de faire mettre, de temps en temps, à la poste quelques lignes à mon adresse, faire mes compliments à M. votre fils, et agréer l'assurance de l'attachement le plus vif avec lequel je suis votre très affectionné et dévoué serviteur,[^2]</p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>J. Card. Fesch</i></h3> [^1]: Lucien Bonaparte (Luciano Buonaparte), né le 8 janvier 1718 à Ajaccio et mort le 15 octobre 1791 dans la même ville, est un archidiacre de la ville d'Ajaccio. Il est aussi l'oncle de Charles Bonaparte, lui-même père de Napoléon Bonaparte. Prédiction de l'Archidiacre Lucien Bonaparte en 1779. [^2]: Expédition, collection privée. </body>
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