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100_LasCases_SH| identifiant | 100_LasCases_SH |
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| fait partie de | Sainte-Hélène |
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| est validé | oui |
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| date | 1821/08/16 00:00 |
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| titre | Cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases |
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| texte en markdown | <body>
<h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 100.</i> - </b> Du cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases</h1>
<h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rome, 16 août 1821</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte, j'ai reçu il y a huit jours votre lettre du 10 juillet. Nous avions été prévenus par les gazettes de la catastrophe arrivée à Ste-Hélène[^1]. Ma sœur y avait été préparée par l'arrivée de l'abbé Buonavita, comme vous avez dû le connaître par les pièces que nous vous expédiâmes le 14 juillet, et son caractère l'a tellement aidée à supporter un si grand malheur, qu'elle n'a ressenti aucun symptôme qui pût faire craindre pour sa santé.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">L'abbé Buonavita n'a pas su nous dire grand-chose des entretiens de l'Empereur.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Les pièces que vous m'avez adressées ne sont plus que du domaine de l'histoire, et le temps viendra que ceux à qui elles furent adressées se repentiront bien de ne les avoir pas écoutées. Au demeurant nous en sommes toujours là, et nous croyons plus que jamais à ce que j'ai eu l'honneur de vous répéter plusieurs fois. Le temps dira le reste, et il n'est pas éloigné.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Plaise à Dieu que vous puissiez profiter de la bonne saison pour vous choisir un plus beau climat pour votre santé !</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Madame vient d'apprendre que la comtesse de Montholon demeure à Paris, par sa lettre de condoléances. En lui répondant Madame lui fait connaître qu'elle lui doit 24 000 F., et la prie de s'entendre avec vous pour la retirer. Quant au reste qui est dans vos mains, je n'ai pas cru devoir lui en parler dans ce moment-ci.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Les deux portraits qui vous étaient destinés n'ont pas bien réussi, et nous ne pouvons pas vous les envoyer. Il n'y a point à Rome de peintre en miniature de quelque réputation, et celui qui s'était chargé de cette exécution à l'huile en petit n'a pas réussi comme nous espérions, malgré que nous l'ayons fait recommencer plus d'une fois. Madame s'est décidée à les faire exécuter en camées, en pierre dure, et je crois que c'est le seul moyen d'avoir quelque chose de bien fait. Dès que cela sera arrangé on les expédiera à la Reine Julie pour vous les faire passer, si toutefois vous n'étiez pas plus près de nous.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je vous prie de faire agréer à Madame la comtesse et à M. votre fils nos sentiments les plus distingués d'estime et d'attachement, et veuillez bien croire qu'ils seront éternels, avec lesquels je suis, votre très humble et très obéissant serviteur.</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>J. Card. Fesch</i></h3>
<p><i>P.-S.</i> Les camées seront prêts avant la fin de ce mois. Il conviendrait que vous nous indiquassiez quelque personne à laquelle nous pourrions les adresser.[^2]</p>
[^1]: La mort de Napoléon survenue le 5 mai 1821.
[^2]: Expédition, collection privée.
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