99_LasCases_SH

identifiant99_LasCases_SH
fait partie deSainte-Hélène
est validéoui
date1821/07/14 00:00
titreCardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases
texte en markdown<body> <h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 99.</i> - </b> Du cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases</h1> <h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rome, 14 juillet 1821</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte, l’abbé Buonavita[^1] vient d'arriver à Rome revenant de Sainte-Hélène d'où il partit le 17 mars à dix heures du matin, presque expédié des médecins, après une maladie de cinq mois. Je vous envoie copies de toutes les pièces qu'il nous a apportées, et j'ajoute celle de la pétition au parlement d'Angleterre, qui avait été envoyée à signer à ma sœur par O’Meara, et qu'elle lui renvoie signée, ainsi qu'une autre copie signée lord Holland, avec toutes les autres pièces qu'on nous adresse.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Vous me demanderez avec raison si je suis convaincu, je vous répondrai que je suis convaincu, mais que je n'avoue pas la faute dont vous m'accuseriez : c'est un mystère, mais c'en est un et je ne suis pas en état de l'expliquer. Les événements seuls en donneront la solution à moi et à vous. Au demeurant l'on n'a pas dû faire plus que l'on a fait.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Ma sœur adresse à l’Impératrice Marie-Louise toutes les pièces sauf la pétition susdite, l'engageant à opérer de son côté. Et probablement on n'en aura pas de réponse, ainsi que par le passé.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">On n'a pas approuvé à Sainte-Hélène le choix des sujets envoyés il y a 28 mois. De mon côté je n'ai pas pu mieux faire.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">On se plaint qu'à Rome on n'a pas payé deux traites de 24 mille francs chaque, mais personne ne nous les a jamais présentées. J'ai cependant payé vingt-sept mille francs environ pour Gentilini, pour Antommarchi et pour Buonavita, et j'ai employé les fonds que j'avais trouvés disponibles chez Torlonia, et que vous connaissiez.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Dans le cas que vous écriviez à Sainte-Hélène, veuillez bien leur témoigner que Madame vous avait envoyé déjà 60 000 francs, et qu'elle vous avait ouvert tout crédit sur elle pour les besoins de l'Empereur. Le comte Bertrand me chargeant de faire payer vingt-quatre mille francs à Mme de Montholon, Madame vous prie de lui faire passer cette somme, s'il reste encore suffisamment de fonds dans vos mains, et comme nous ne connaissons ni l'adresse ni même le lieu où Mme de Montholon se trouve, Madame vous prie qu'en lui faisant tenir ladite somme de 24 mille francs tout ou en partie, vous lui écriviez de tirer sur moi pour le reste qui ne se trouverait pas dans vos mains.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Madame et moi nous vous prions de faire agréer à Madame la comtesse de Las Cases nos compliments, et de vous convaincre de notre inviolable attachement avec lequel je suis votre très dévoué, et affectionné serviteur.[^2]</p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>J. Card. Fesch</i></h3> <p><i>P.-S.</i> Nous suspendons l'envoi de la pétition en attendant votre avis.</p> [^1]: Antonio Buonavita (1752-1833), aumônier de Madame Mère, choisi par le cardinal Fesch pour être chapelain à Sainte-Hélène où il arrive le 20 septembre 1819. Il repart pour Rome le 17 mars 1821, officiellement pour raison de santé, en réalité pour alerter la famille impériale sur l’état de santé de Napoléon. [^2]: Expédition, collection privée. </body>
lieu