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97_LasCases_SH| identifiant | 97_LasCases_SH |
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| fait partie de | Sainte-Hélène |
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| est validé | oui |
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| date | 1820/09/09 00:00 |
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| titre | Cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases |
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| texte en markdown | <body>
<h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 97.</i> - </b> Du cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases</h1>
<h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rome, 9 septembre 1820</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte, votre lettre du 12 août nous a fait beaucoup de plaisir, puisque vous ne nous parlez pas de votre santé, et nous en espérons qu'elle est un peu mieux. Tranquillisez-vous ; nous sommes enchantés du refus qu'on vous a fait. Il aurait été terrible pour vous d'avoir fait un si grand sacrifice inutilement et sans but pour la chose en elle-même, quoiqu'il fût la preuve d’un zèle et d'un attachement incomparable. Le temps vous en donnera des preuves ; et j'espère que Dieu vous permettra de les toucher avec vos mains et les voir avec vos yeux.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">La princesse Pauline a reçu plusieurs lettres de Londres, entre autres de Lord Bathurst, pour lui annoncer le bien-être du prisonnier. Je n'ai reçu de nouvelles du comte Bertrand qu'en date du 8 octobre, ainsi que de l’abbé Buonavita[^1]. Le chirurgien Antommarchi[^2] ne cesse pas d'écrire à ses amis à Florence et ses parents en Corse. Et malgré que ces trois messieurs connaissent l'intérêt que nous prenons à l'existence de l'Empereur, malgré les préventions où nous étions, et que ces voyageurs connaissaient à son sujet, ils ne se mettent point en peine de nous dire un seul mot de lui, et ils écrivent tout comme s'il n'avait jamais existé à Sainte-Hélène. Antommarchi écrivait à son père en mars dernier qu'il vivait en ermite, n'ayant rien à faire que de s'entretenir agréablement avec les morts.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Voilà toutes les nouvelles que nous pouvons vous donner du rocher. C'est à vous à nous dire, s'il ne produit pas quelque plante qui fait tout oublier ; à défaut je crois ce silence la preuve de la prévention où nous étions à leur départ de Rome. Au demeurant ma sœur et moi nous sommes contents et consolés. L'Empereur est bien portant, et celui qui l'a conservé jusqu'à présent fera le reste.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Donnez-nous de temps en temps de vos nouvelles. Madame vous remercie des choses agréables que vous lui dites toujours, et elle prie Madame la comtesse et vous d'agréer le témoignage de son attachement auquel je réunis tous les sentiments que je vous ai voués et avec lesquels je suis</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Votre très affectionné et très dévoué serviteur,[^3]</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>J. Card. Fesch</i></h3>
[^1]: Antonio Buonavita (1752-1833), aumônier de Madame Mère, choisi par le cardinal Fesch pour être chapelain à Sainte-Hélène où il arrive le 20 septembre 1819. Il repart pour Rome le 17 mars 1821, officiellement pour raison de santé, en réalité pour alerter la famille impériale sur l’état de santé de Napoléon.
[^2]: Francesco Antommarchi (1789-1838).
[^3]: Expédition, collection privée.
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