96_LasCases_SH

identifiant96_LasCases_SH
fait partie deSainte-Hélène
est validéoui
date1820/04/08 00:00
titreCardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases
texte en markdown<body> <h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 96.</i> - </b> Du cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases</h1> <h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rome, 8 avril 1820</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte, malgré l'étonnement où j'étais d'apprendre votre retour, je vous écrivis le 18 mars à Paris, en adressant une lettre à Madame la comtesse. Je ne vous disais pas grand-chose.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Ma sœur a remis à Torlonia 1 500 fr, et moi pour mon compte 1 200. Le comte de Saint-Leu[^1] en paiera 1 500 autres, que M. Henry Green[^2] tirera sur lui. J'ai écrit en outre à Trieste, comme vous me l'indiquiez.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Nous ne sommes pas d'avis de faire le choix d'un avocat : Il serait parfaitement inutile, sinon dangereux. Nous avons des doutes sur la sincérité et le désintéressement du voyageur[^3]. Dieu veuille qu'il n'ait pas été gagné par le gouvernement. Je ne vous parle pas ainsi sans de graves raisons et indépendantes de ce que je vais vous dire.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Pour votre règle, je dois vous informer que Joseph lui a envoyé une gratification de 12 000 F., outre 80 000 F. environ pour acquitter un billet de Sainte-Hélène que celui-ci lui avait adressé. Les événements se pressent, et ils nous révéleront de grands mystères, de grandes faiblesses, et des défauts de caractère. Ce voyageur écrit ici à trois personnes de nous. Ses lettres sont toujours des sujets d'affliction pour Madame. Il pourrait bien s’en passer : nous ne pouvons pas mettre en lui notre confiance.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Nous espérons que la bonne saison apportera des soulagements à vos incommodités. Je prie Dieu tous les jours pour qu'il vous rende la santé, et qu'il vous récompense même dans ce monde de toutes les peines et de tout le zèle que vous ne cessez de montrer, pour celui qu'il couvre de son égide toute puissante.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je vous disais dans l'autre lettre que les portraits avaient été manqués, et que Madame allait en charger un autre artiste. Elle vous prie d'agréer l'assurance des sentiments de son inviolable attachement, et de mon côté je désire que vous soyez bien convaincu des sentiments que je vous ai voués en me donnant de temps en temps des nouvelles de votre santé, et en me faisant part de tout ce qui pourrait venir à votre connaissance.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Votre très affectionné et très dévoué serviteur,[^4]</p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>J. Card. Fesch</i></h3> <p><i>P.-S.</i> J'oubliais de vous annoncer que j'ai reçu les quatre brochures que vous m'adressâtes dans le temps.</p> [^1]: Louis Bonaparte. [^2]: Nom d’emprunt d’Emmanuel de Las Cases. [^3]: Probablement Barry O’Meara qui cherche notamment à remettre la lettre de Napoléon à Marie-Louise. [^4]: Expédition, collection privée. </body>
lieu