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94_LasCases_SH| identifiant | 94_LasCases_SH |
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| fait partie de | Sainte-Hélène |
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| est validé | oui |
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| date | 1819/11/06 00:00 |
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| titre | Cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases |
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| texte en markdown | <body>
<h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 94.</i> - </b> Du cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases</h1>
<h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rome, 6 novembre 1819</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte, j'ai reçu, il y a quinze jours, votre dernière lettre sans date, avant votre départ pour la Belgique.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Madame me charge de vous prévenir qu'elle a vu un Monsieur de votre connaissance qui lui a assuré que les lettres de change de Sainte-Hélène de janvier, d'avril, juin et juillet, montant à la somme de 3 333 livres sterlings, en faveur du commissaire général des troupes Ibbetson[^1], n’avaient pas été acceptées ; et que le 20 du mois d'octobre dernier elles auraient dû être payées ; malgré l'assurance qu'on avait que l'argent avait été remis à un banquier à Francfort pour faire passer à Londres, et que celui-ci n'a pas rempli la commission.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Madame espère, pour sa propre satisfaction, que vous voudrez bien lui faire connaître que ce retard n'a été qu’accidentel, ou que vous aurez avisé à quelques moyens pour obvier au grand inconvénient de faire manquer de crédit à son fils.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Le comte Bertrand[^2] m’a chargé par sa lettre, en date du 25 juin, de placer en faveur de Gentilini[^3] la somme de quinze mille francs. J'ai dû prendre cette somme sur celle de 28 000 fr que j'avais retrouvée restant de la comptabilité de l'île d’Elbe (sur le banquier). Si vous avez occasion d'écrire, vous pourrez les assurer que je m'occupe d'en faire le placement, et dès que cela sera fait, j'en expédierai le titre.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je n'ai point encore reçu ce que vous aviez fait remettre à un banquier pour moi.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Madame a été un peu incommodée par des fluxions de dents, et elle n'a pas pu donner des séances au peintre, mais cela ne tardera pas. Elle vous remercie des choses aimables que vous avez voulu m'écrire sur son compte, et quoiqu’elle se soit refusée de se mêler de l'envoi des fonds, elle est toujours prête à répondre à vos invitations. Qui mieux que vous saurez lui désigner les besoins de l'Empereur ? Comme vous-même m'en avez écrit dans votre dernière lettre.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Veuillez bien présenter mes respects à Madame la comtesse, et agréer les sentiments de mon tendre attachement par lequel je suis</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Votre très humble et très affectionné serviteur</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>J. Card. Fesch</i></h3>
<p><i>P.-S.</i> Madame a payé les quinze cents francs de la pension pour l'année courante.[^4]</p>
[^1]: Denzil Ibbetson (1788-1857), commissaire aux armées britanniques à Sainte-Hélène, en charge de l’approvisionnement de Longwood.
[^2]: Henri Gatien Bertrand, grand maréchal du palais à Sainte-Hélène.
[^3]: Angelo Gentilini, ancien pilote du canot de l’Empereur à l’île d’Elbe, puis valet de pied. Il suit Napoléon à Sainte-Hélène. Ses amours avec l’épouse d’un sergent britannique défrayent la chronique, et lui servent de prétexte pour faire passer des informations erronées sur la vie à Longwood. Ses frasques entraîneront finalement son renvoi de l’île en 1820.
[^4]: Expédition, collection privée.
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