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92_LasCases_SH| identifiant | 92_LasCases_SH |
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| fait partie de | Sainte-Hélène |
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| est validé | oui |
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| date | 1819/07/31 00:00 |
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| titre | Cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases |
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| texte en markdown | <body>
<h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 92.</i> - </b> Du cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases</h1>
<h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rome, 31 juillet 1819</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte, j'ai lu votre lettre du 29 juin à Madame. Elle approuve et elle est satisfaite de toutes les dépenses que vous avez faites, avec les fonds que vous aviez à elle ; ce qui reste pourra également vous être utile.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je ne vous ai jamais parlé que j'avais découvert que le banquier Torlonia avait un résidu de fonds, provenant de ce qu'on lui avait envoyé de l'île d’Elbe pour payer des commissions. J'en écrivis au comte Bertrand, qui m'envoya un ordre pour retirer soixante mille francs. Mais Torlonia dit ne rester à devoir que de vingt-sept à vingt-huit mille francs, se refusant même à payer les intérêts de cette somme. Dans cet état de choses, je n'ai jamais voulu retirer ce capital, pour ne pas préjuger au droit qu'on peut avoir. Cependant, si vous le croyez, j'ordonnerais que ledit banquier vous le fasse remettre.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Madame est toujours prête à répondre à vos appels. Ainsi vous pourrez, si le besoin l'exige, avoir recours à elle. La personne dont vous me parlez, et qui se trouve à la campagne dans ce moment-ci, reçut fort bien votre lettre. Elle remit même celle que vous lui adressiez pour la princesse Pauline. Mais je crois qu'elle vous répondra elle-même, puisque je sais que Madame lui a écrit de ne plus tarder.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">D'après toutes mes lettres, vous auriez dû interpréter le paragraphe de la Reine pour vous, comme l'assurance que nous avions de la délivrance et des époques de la manifestation. Quoique les gazetiers et les Anglais veuillent toujours insinuer qu'il est à Sainte-Hélène, nous avons lieu de croire qu'il n'y est plus. Et bien que nous ne sachions ni le lieu où il se trouve, ni le temps où il se rendra visible, nous avons des preuves suffisantes pour persister dans notre croyance, et pour espérer même que dans peu nous l'apprendrons d'une manière humainement certaine. Il n'y a pas de doute que le geôlier de Sainte-Hélène n'oblige le comte Bertrand à vous écrire comme si Napoléon était encore dans ses fers. Nous avons des certitudes supérieures, et pour contrebalancer les nouvelles des gazettes, qui ne sont pas même bien claires, et bien constantes, nous avons les relations qui nous viennent de Livourne et de Naples, où les bâtiments américains arrivant des Indes par Sainte-Hélène assurent que le prisonnier en était parti en janvier, époque révélée à plus d'une personne.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Madame est enchantée de la visite que la reine Julie veut lui faire. De mon côté, je voudrais bien que vous eussiez la même inspiration en automne, et que votre santé vous permît de faire un si long voyage.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Madame vous enverra son portrait, mais elle désire que vous lui en envoyiez la dimension, et que vous lui fassiez connaître si vous le souhaitez à l'huile ou en miniature, puisque vous voulez le mettre sous un même cadre que les autres portraits que vous avez de la famille.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Nous sommes seuls à Rome, le comte de Saint-Leu[^1] étant aux eaux de Marienbaden, son fils chez sa mère en Bavière, et la princesse Pauline aux eaux de Lucques. Il paraît que tous se portent bien. Je ne vous parle pas de ceux qui habitent l'Allemagne ; vous pouvez en avoir vous-même des nouvelles plus fraîches.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Veuillez bien présenter mes hommages à Madame la comtesse, et agréez l'assurance de mon tendre attachement avec lequel je suis</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Votre très dévoué et très affectionné serviteur,[^2]</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>J. Card. Fesch</i></h3>
[^1]: Louis Bonaparte.
[^2]: Expédition, collection privée.
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