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91_LasCases_SH| identifiant | 91_LasCases_SH |
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| fait partie de | Sainte-Hélène |
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| est validé | oui |
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| date | 1819/05/15 00:00 |
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| titre | Cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases |
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| texte en markdown | <body>
<h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 91.</i> - </b> Du cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases</h1>
<h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rome, 15 mai 1819</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte, j'ai reçu, il y a quelques jours, votre lettre du 2 avril avec la même douleur, apprenant que vos incommodités ne diminuent point.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Après le départ de nos voyageurs, je vous adressais par la poste le duplicata de la lettre qu'ils ont dû vous remettre. Je ne vous ai point écrit après cette époque-là, puisque je n'avais rien de nouveau à vous dire, si ce n'est que nos espérances sont toujours les mêmes, et dans ce moment-ci je suis encore plus convaincu que jamais, que si on laisse embarquer ces messieurs, leur voyage sera en pure perte ; et nous ne devons pas tarder à en avoir la certitude. Néanmoins Madame[^1], au reçu de votre lettre, adhéra à la proposition que vous lui faisiez d'accorder au docteur O’Meara une pension de 1 500 francs par an. Le comte de Saint-Leu[^2] a dû vous envoyer la même promesse, et vous trouverez ci-inclus celles de Madame et de la princesse Pauline. Je suis désolé de n'être pas à même d'en faire autant. Le prince de Canino[^3] aura sans doute déjà répondu affirmativement à votre invitation, et je crois que ledit docteur pourra sur-le-champ tirer sur lesdites personnes les pensions partielles pour l'année courante. Elles ne seront pas de longue durée, puisque celui en vue duquel elles sont accordées saura le récompenser plus convenablement. J'espère dans la Divine Providence que la première lettre que je vous écrirai sera d'une grande consolation pour vous. Travaillez, en attendant, à réparer votre santé, afin que vous puissiez jouir pleinement du bonheur que j'ai raison de vous promettre.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Madame vous prie d'agréer ses compliments. Veuillez bien nous rappeler au souvenir de Madame la comtesse, et soyez convaincu que tous les sentiments de l'honneur et du cœur se réunissent à m'engager à prier pour vous. Vous seriez parfaitement bien si Dieu m'exauçait. En attendant je suis</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Votre très humble et très obéissant,[^4]</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>J. Card. Fesch</i></h3>
[^1]: Letizia Bonaparte.
[^2]: Louis Bonaparte.
[^3]: Lucien Bonaparte.
[^4]: Expédition, collection privée.
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