88_LasCases_SH

identifiant88_LasCases_SH
fait partie deSainte-Hélène
est validéoui
date1818/09/26 00:00
titreCardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases
texte en markdown<body> <h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 88.</i> - </b> Du cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases</h1> <h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rome, 26 septembre 1818[^1]</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">J'ai reçu votre lettre du 6 du courant de Baden-Baden. Nous vous avons envoyé par deux canaux différents la représentation de Madame aux trois souverains alliés, en vous l'expédiant par triple copies chaque fois. Nous avons cru inutile de le répéter une troisième fois.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">J’ai communiqué votre lettre à ma sœur et à Lucien. Lord Bathurst vient de répondre à la demande que j'avais faite à son gouvernement pour obtenir la permission d'envoyer un aumônier à Sainte-Hélène. Je m'assure que le prêtre recevrait des passeports lorsqu'il serait à Londres, justifiant d'être envoyé par moi. Je me charge en outre de choisir un chirurgien de réputation et un cuisinier de confiance, qui, se rendant en Angleterre, obtiendraient également les passeports nécessaires.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je viens d'écrire à M. Corvisart[^2] pour le chirurgien et même pour le cuisinier et à mon premier grand vicaire pour le prêtre. Celui-ci se rendrait à Rome.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Voyez si vos amis à Paris pourraient s'entendre avec Corvisart pour cet objet. De mon côté je ne perdrai point de temps et j'emploierai toute la sollicitude dont je suis capable.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">J'avais trouvé le moyen de faire ce que vous croyez que Lucien ferait ; mais un diable invisible s'en est mêlé. Dieu le veut ainsi ; il veut tout faire de lui-même malgré les hommes et les événements. Ma confiance ne saurait diminuer ; elle semble augmenter à mesure que je vois toutes les passions et particulièrement l'égoïsme prendre toutes les formes de l'attachement et du dévouement pour mieux cacher son jeu. Dieu est là.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Point de nouvelles dans ce pays-ci. La princesse Pauline reviendra à Rome le mois prochain, et le comte de Saint-Leu en décembre.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Mes sœurs me chargent de vous dire mille choses de sa part ainsi qu'à Madame la comtesse. Nous espérons que vous ne lui manquerez pas de longtemps, et le Bon Dieu qui vous a constitué dans un état d'infirmité ne laissera pas de prolonger vos jours. Si j'étais digne d'être exaucé vous verriez longtemps celui qui est le sujet de tous nos vœux. Ayons de la confiance, et nous ne serons pas trompés.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Agréez, Monsieur le comte, l’assurance de mon tendre attachement avec lequel je suis.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Votre très et affectionné serviteur,[^3]</p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>J. Card. Fesch</i></h3> [^1]: Mention « reçu le 9 septembre ». [^2]: Jean Nicolas Corvisart (1755-1821), qui fut le premier médecin de Napoléon sous l’Empire. [^3]: Expédition, collection privée. </body>
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