87_LasCases_SH

identifiant87_LasCases_SH
fait partie deSainte-Hélène
est validéoui
date1818/08/29 00:00
titreCardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases
texte en markdown<body> <h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 87.</i> - </b> Du cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases</h1> <h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rome, 29 août 1818[^1]</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte, nous avons cru devoir écrire aux souverains alliés qui se réunissent à Aix-la-Chapelle, la lettre ci-jointe signée par Madame. Il y a eu différence d'opinion sur le nom qu'elle prendrait, Madame ou Letizia. Nous avons pensé que, connaissant mieux que nous l'état des choses, et ce qui peut déplaire à l'Empereur, vous décideriez la question. Et à cet effet nous vous envoyons la lettre par double. Cette lettre vous parviendra peut-être par le canal de la reine Hortense, où elle sera mise à la poste en Toscane. Au prochain courrier nous vous en expédierons deux autres copies par la voie ordinaire. Toutes ces copies seront sous la même date, mais en nous répondant, il suffira que vous annonciez la date de ma lettre, afin que nous connaissions le canal par lequel elles vous seront parvenues. On dit que la réunion des souverains est différée et par conséquent cette pièce vous arrivera à temps.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Madame aurait désiré de vous faire remettre tout cela en propres mains par un exprès, mais il aurait été fort difficile de le trouver et de lui procurer des passeports. Elle vous prie, si vous le croyez à propos et nécessaire, d'envoyer à Aix-la-Chapelle une personne capable de la présenter, et pour faire en sorte d'en connaître le résultat. Elle paiera toutes les dépenses.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Rien de nouveau parmi nous. Tout le monde se porte bien. La princesse Pauline est toujours aux eaux de Lucques. Elle ne sera de retour qu’après la mi-septembre.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Le comte de Saint-Leu est encore à Livourne, où il a pris les bains de mer, et il est avec ses deux enfants, puisque sa femme s'y trouve aussi ; mais on ne parle pas de réunion. Son aîné, par étourderie, s'est un peu brûlé la main et une partie du visage avec de la poudre, mais à l'heure qu'il est, il doit être guéri. Les enfants sont parfaits.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Le <i>Moniteur</i> depuis l'an 1808 est déjà prêt. On avait reçu votre lettre. Vous avez oublié d'écrire s'il fallait ajouter les anciennes tables. Par précaution je viens d'écrire affirmativement, et dès que tout sera relié, de les expédier à Lord Bathurst, et puisque le colonel Skelton[^2] avait offert à la même personne de s’en charger, j'ai écrit à celle-ci, à laquelle il a laissé son adresse, de le prévenir de l'expédition, afin qu'il prenne des informations dans le ministère de la Marine si on en a fait l'envoi de Londres pour sa destination.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Donnez-nous des nouvelles de votre santé, et croyez au vif intérêt que nous y prenons, parce que notre attachement est sans bornes, avec lequel je suis.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Votre dévoué et affectionné serviteur</p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>J. Card. Fesch</i></h3> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><i>P.-S.</i> Rappelez-nous au souvenir de Madame la comtesse, et de votre enfant, donnez-nous-en des nouvelles. Nous avons pensé que nous ferions trois expéditions doubles de ladite lettre, en cas que vous jugiez convenable d'en adresser une à chaque souverain.[^3]</p> [^1]: Mention « reçue 11 octobre 1818 ». [^2]: Mary Skelton épouse du colonel John Skelton (1763-1841), gouverneur adjoint de Sainte-Hélène (1813-1816). Ils entretinrent de bons rapports avec Napoléon et la communauté des exilés de Sainte-Hélène. Ils quittèrent l’île le 14 mai 1816. À leur retour en Europe, ils écrivirent et virent les Bonaparte. [^3]: Expédition, collection privée. </body>
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