84_LasCases_SH

identifiant84_LasCases_SH
fait partie deSainte-Hélène
est validéoui
date1818/07/04 00:00
titreCardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases
texte en markdown<body> <h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 84.</i> - </b> Du cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases</h1> <h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rome, 4 juillet 1818</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte, vous trouverez ci-jointe une lettre de change de 30 000 francs en faveur des frères Mulhens de Francfort, dont vous disposerez avec les 30 000 francs sur la même maison, dont vous m'accusez réception par votre lettre du 8 juin de Baden-Baden. Par là, vous aurez de quoi acquitter les 2 125 louis tirés par le comte Bertrand de Sainte-Hélène ; ce qui vous restera vous servira en acompte des dépenses courantes. Ce sont les instructions de Madame qui fournit cette somme.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Nous ne recevons pas les papiers anglais, après l'expérience que nous en fîmes, il y a deux ans ; on nous les retenait, dès qu'ils pouvaient nous intéresser. Jusqu'à ce jour nous n'avons reçu des nouvelles de l'Empereur que par les gazettes italiennes et allemandes ; et deux ou trois fois par Lord Bathurst, qui a envoyé le bulletin de sa santé à la princesse Pauline, et personne n'a pu parvenir jusqu'à nous provenant de Longwood. Vous connaissez ce malheureux sort du Polonais et de Santini[^1].</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Madame Skelton et son mari[^2] sont repartis de Rome après Pâques ; mais ils comptaient d'achever leur tour d'Italie par Livourne et Gênes, et se rendre par Paris à Londres où ils doivent être rendus à la fin du courant. Peut-être désirez-vous leur adresse, la voici : Colonel Skelton, MM. Bazett Farquhar &amp; Cie, 71 Broad Street – London.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Veuillez bien écrire à M. Lucotte pour le <i>Moniteur</i>, et lui indiquer l'époque où finit la partie qui se trouve à Longwood, si c'est au commencement ou à la fin de l'an 8 de la République, ou de 1808 et en indiquant au dit abbé, à qui il faut adresser à Londres la suite, que je le charge aujourd'hui de se procurer, puisque sur le doute où vous m'aviez laissé par votre lettre, si on ne l'accepterait pas, j'ordonnai de l'envoyer à New York, d'où Joseph me demandait la collection complète. Mais j'ai chargé l'abbé Lucotte de faire des recherches pour trouver la partie du <i>Moniteur</i>, depuis l'an 8 jusqu'à ce jour, à quelque prix que ce fût, et en effet il m'écrit qu'on attend plus que qu'on lui fixe l'époque pour le fournir. Veuillez faire connaître, si on doit fournir les anciennes tables.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Consalvi m'a assuré avant-hier d'avoir expédié le triplicata de la pétition que vous connaissez, pour obtenir les permissions du gouvernement anglais pour l'envoi d'un aumônier, et d'avoir écrit dans le sens que je désirais. Je ne me donne pas de grands mouvements pour chercher le sujet, dans la crainte de ne pas les obtenir.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Ma sœur et moi nous désirons bien que la saison des eaux soit très profitable à votre santé. Le bon Dieu ne nous oublie pas. Il verse de l'huile sur les plaies douloureuses ; il n'abandonne pas ce monde à la malice des hommes, mais il fait triompher la vérité sur la calomnie, les talents dont il est l'auteur sur l'ineptie, comme il arrête les tempêtes et les orages par le beau temps et le calme.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Vous avez beaucoup souffert, et nous espérons que Dieu vous rendra la santé et le bonheur.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Agréez, Monsieur le comte, les sentiments d'amitié avec laquelle je suis</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Votre très dévoué serviteur,[^3]</p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>J. Card. Fesch</i></h3> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><i>P.-S.</i> Madame vous prie de lui faire connaître les sommes que les membres de la famille pourraient faire remettre.</p> [^1]: Charles Frédéric Jules Piontkowski (1786-1849) et Jean Noël Santini (1790-1862) ainsi que Rousseau et Archambault cadet ont été expulsés de l’île en octobre 1816. À cette date Piontkowski est emprisonné par les Autrichiens et Santini dans son village en Corse. [^2]: Mary Skelton épouse du colonel John Skelton (1763-1841), gouverneur adjoint de Sainte-Hélène (1813-1816). Ils entretinrent de bons rapports avec Napoléon et la communauté des exilés de Sainte-Hélène. Ils quittèrent l’île le 14 mai 1816. À leur retour en Europe, ils écrivirent et virent les Bonaparte. [^3]: Expédition, collection privée. </body>
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