80_LasCases_SH

identifiant80_LasCases_SH
fait partie deSainte-Hélène
est validéoui
date1818/02/21 00:00
titreCardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases
texte en markdown<body> <h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 80.</i> - </b> Du cardinal Fesch à Emmanuel de Las Cases</h1> <h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rome, 21 février 1818[^1]</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Apprenant par la lettre que vous avez écrite à Rome en date de Francfort le 30 janvier, que vous y demeurerez quelque temps pour le rétablissement de votre santé, je m'empresse à vous féliciter de votre mise en liberté, et à vous offrir tous les sentiments de mon cœur, si toutefois ils pouvaient apporter quelques soulagements à toutes les peines que vous avez éprouvées. Je vous prierai en même temps de vouloir bien correspondre avec moi sur tout ce qui pourrait être au pouvoir de la famille, et qui pourrait concourir au soulagement de la captivité de l'Empereur. Vous savez que je demeure avec Madame, et que nous sommes les seules personnes, qui n'étant point distraites par les liens de la propre famille, et par les égards pour sa conservation, l'intérêt que nous portons à l'Empereur est à l'épreuve de tous les sacrifices possibles. Madame n'a pas cessé d'écrire à Longwood par le canal du ministère anglais, pour lui offrir de partager ce qui lui reste. Mais nos lettres ont toujours été sans réponses, et il n'y a que vous qui puissiez nous mettre sur la voie de tout ce qu'on pourra faire.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Les gazettes parlent aujourd'hui d'une lettre interceptée que vous m'auriez écrite pour expédier à Sainte-Hélène un prêtre pour l'exercice du culte catholique, et capable en même temps d'écrire sous la dictée.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Madame Skelton qui a passé par Rome[^2], et qui se trouve dans ce moment-ci à Naples, m’avait parlé que l'Empereur en arrivant à Sainte-Hélène demanda une collection de feuilles publiques. Je serais à même de faire remettre au ministère de la Marine à Londres une collection du <i>Moniteur</i> jusqu'à ce jour. Il y a plus de deux ans que je l'offris en écrivant à Sainte-Hélène ; mais point de réponse. Bien d'autres objets peut-être intéresseraient l'Empereur, et que vous seul pouvez nous suggérer.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Lord Bathurst a envoyé les bulletins de la santé de l’Empereur. On voit par celui depuis le 27 septembre jusqu'au 29 octobre 1817 que depuis le 27 jusqu'au 13 octobre il a été bien malade, mais qu'il se rétablissait. Depuis lors nous n'en avons plus de nouvelles. Vos relations plus étendues que les nôtres vous mettront peut-être à même de connaître son état. Veuillez bien nous en écrire. Je vous le répète, notre tendre affection pour lui est sans bornes, et nous serions heureux de pouvoir quelque chose qui pût lui être agréable.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Recevez, Monsieur, l'assurance de mon estime et de mon attachement avec lesquels je suis.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Votre très dévoué et affectionné,[^3]</p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>J. Card. Fesch</i></h3> [^1]: « reçu le 10 mars 1818 ». [^2]: Mary Skelton épouse du colonel John Skelton (1763-1841), gouverneur adjoint de Sainte-Hélène (1813-1816). Ils entretinrent de bons rapports avec Napoléon et la communauté des exilés de Sainte-Hélène. Ils quittèrent l’île le 14 mai 1816. À leur retour en Europe, ils écrivirent et virent les Bonaparte pour les rassurer sur l’état de santé de Napoléon. [^3]: Expédition, collection privée. </body>
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