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70_LasCases_SH| identifiant | 70_LasCases_SH |
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| fait partie de | Sainte-Hélène |
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| est validé | oui |
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| date | 1818/11/10 00:00 |
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| titre | Eugène de Beauharnais à Emmanuel de Las Cases |
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| texte en markdown | <body>
<h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 70.</i> - </b> D’Eugène de Beauharnais à Emmanuel de Las Cases</h1>
<h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Munich, 10 novembre 1818</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte, je reçois votre lettre du 5 de ce mois, et je m'empresse d'y répondre. Vous me marquez que la maison Andrews[^1] dont vous me donnez l'adresse n’est point une maison de banque, et que c'est le hasard qui lui a fait adresser les traites du Grand maréchal. Il paraît que vous avez déjà acquitté pour une somme de 3 514 £ sterling avec les fonds que vous aviez de disponibles. Cette circonstance m'a ouvert une idée qui, je crois, obtiendra votre assentiment, en ce qu’elle conciliera la tranquillité de tous et fera cesser les difficultés que j'éprouve pour avoir un bon correspondant à Londres sans l'entremise de deux à trois personnes. Cette idée serait de verser à la maison des frères Mulhens, en votre nom de Green, le montant des traites qui sont tirées sur la maison Andrews de Londres. Vous les feriez acquitter par cette maison en lui faisant toucher les fonds par les frères Mulhens, et vous retireriez les traites à mesure des paiements. Cet expédient qui me semble le seul convenable nous éviterait beaucoup d'embarras et surtout des relations avec Paris. Je commence donc à le mettre à exécution en vous faisant compter chez Messieurs Mulhens frères les 3 514 £ sterling que vous avez avancées. J'attendrai votre réponse pour la continuation des versements à cette maison. De cette manière je connaîtrai par vous les paiements successifs qu'il y aura à faire, et je verserai de suite les sommes nécessaires en votre nom de Green à la maison Mulhens. J'aime à croire que cet arrangement vous conviendra comme à moi puisqu'il nous débarrassera d'une infinité de difficultés et de correspondances intermédiaires toujours fâcheuses.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je partage avec vous l'espoir d'une amélioration prochaine dans le sort de celui qui fait l'objet de vos sollicitudes et des miennes. Je ne pense pas que cet heureux résultat soit l'effet des démarches que vous avez faites, et de celles que j'ai faites moi-même. Il vaut mieux l'attribuer à la justice et à l'humanité des souverains alliés. Nous n'en aurons pas moins fait, l'un et l'autre, notre devoir, et nous jouirons du bien qui surviendra quel qu'en ait été la cause. Je vous prie, Monsieur le comte, de présenter mes hommages à Madame la comtesse, et d'agréer la nouvelle assurance de ma considération distinguée.[^2]</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Pce Eugène</i></h3>
[^1]: Andrews, Parker, Street notamment banquiers de Bertrand.
[^2]: Expédition, collection privée.
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