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66_LasCases_SH| identifiant | 66_LasCases_SH |
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| fait partie de | Sainte-Hélène |
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| est validé | oui |
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| date | 1818/08/27 00:00 |
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| titre | Eugène de Beauharnais à Emmanuel de Las Cases |
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| texte en markdown | <body>
<h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 66.</i> - </b> D’Eugène de Beauharnais à Emmanuel de Las Cases</h1>
<h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Eichstätt, 27 août 1818[^1]</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte, les différentes courses que j'ai faites en quittant Baden ont occasionné quelques retards dans la réception de vos lettres. J'ai reçu presque en même temps celles des 12 et 22 de ce mois, et je m'empresse d'y répondre.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je conçois l'embarras où vous vous trouvez faute d'explications précises sur les affaires dont vous m’entretenez. L'important est de remplir les engagements qui ont été tracés par le biais du grand maréchal dont vous avez pris lecture. Il est probable que les traites tirées sur la maison Andrews[^2] de Londres sont le commencement d'exécution des avis contenus dans ledit billet. Mais, comme cette maison n'y était pas nommée, je n'ai pu donner les ordres nécessaires pour faire honneur aux traites. Aujourd'hui que je suis informé par vous que la maison Andrews les a reçues, je m'empresse de prévenir mon correspondant de Paris qu'il doit lui verser les 6 000 livres sterling pour l'acquittement des traites reçues et de s'entendre pour celles qui pourraient succéder aux termes du billet du Grand maréchal. Telles sont les mesures que j'ai cru devoir prendre d'après les lumières que j'ai pu tirer de vos lettres et du billet précités. Pour moi, je n'ai reçu personnellement aucun avis de Paris depuis le départ de Baden.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Quant à la somme de 16 320 F. qui vous reste due conformément à votre première lettre pour le complément de vos avances, nul doute que je vous en tiendrai compte sur votre quittance. Je vous prierai aussi d'y comprendre les intérêts précédemment acquittés, afin que je puisse en justifier aux parties intéressées. Vous pouvez donc être assuré, Monsieur le comte, que je fais ordonner de suite le paiement des traites tirées sur Londres. Ce provisoire m'a paru essentiel, et le reste se fera à mesure que je recevrai des renseignements de Paris. On attend sans doute pour me les transmettre des occasions sûres. Je vous serai obligé toutefois de vouloir bien prévenir la maison Andrews des dispositions que je prends pour lui donner toute tranquillité et éviter des protestations. Je ne puis d'ailleurs mieux faire que de m'en rapporter à votre empressement aussi généreux que prévoyant pour ce qui peut intéresser l'infortuné personnage que vous servez avec tant d'honneur et de zèle.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je vous renouvelle, Monsieur le comte, l'assurance de ma considération distinguée.</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Pce Eugène</i></h3>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je vous prie de m'envoyer le nom de votre banquier à Francfort.[^3]</p>
[^1]: Mention « reçue le 4 septembre 1818 ».
[^2]: Andrews, Parker, Street notamment banquiers de Bertrand.
[^3]: Expédition, collection privée.
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