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62_LasCases_SH| identifiant | 62_LasCases_SH |
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| fait partie de | Sainte-Hélène |
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| est validé | oui |
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| date | 1818/12/25 00:00 |
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| titre | Jérôme Bonaparte à Emmanuel de Las Cases |
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| texte en markdown | <body>
<h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 62.</i> - </b> De Jérôme Bonaparte à Emmanuel de Las Cases</h1>
<h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönau, 25 décembre 1818</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte Las Cases, j'ai reçu votre lettre du 24 novembre. C'est avec un chagrin bien vif que je dois vous faire connaître que toutes mes démarches ont été sans succès, et tout me porte à croire qu'il n'y a que haine et jalousie là où l'on espérait trouver générosité et noblesse. Nous en sommes tellement affectés que ma femme en est tombée malade, et dans les deux entrevues qu’elle a eues avec l'Empereur de Russie, aucun espoir ne lui a été laissé pour le changement de l'Empereur à Sainte-Hélène.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">M. Planat[^1] a écrit au prince de Metternich[^2] pour demander la protection de son gouvernement afin de pouvoir penser plus souvent […] au soulagement de l’Empereur. Il n'a point encore reçu de réponse. Dans le cas où sa demande lui serait accordée, il pourrait partir dans peu de jours pour aller vous joindre, mais je vous l'avoue avec chagrin, j’ai peu d'espoir de réussite.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Quant au médecin Foureau[^3], dès le moment où j'ai appris que le Cardinal[^4] était autorisé à envoyer un médecin à Longwood, je l'ai proposé, mais vous verrez par la réponse que le cardinal a faite directement à ce médecin, que ces services sont à peu près refusés, et d'après ce qu'écrit Madame, les conditions sont prescrites par le comte Bertrand. Du reste, j'ai par expérience la conviction qu'avec sa femme ce serait pour le malheur de l'Empereur qu'il irait à Sainte-Hélène. De toute manière, M. Foureau quittera mon service au plus tard le premier juillet.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">De la manière dont je vois les choses, il n'est pas douteux qu'ils ne veuillent faire mourir mon frère à Sainte-Hélène, et il n'y a qu'un miracle qui puisse le rendre à sa famille et à ses amis.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Recevez, Monsieur le comte Las Cases, l’assurance de mon constant attachement.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Votre affectionné,[^4]</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Jérôme</i></h3>
[^1]: Nicolas Planat de La Faye.
[^2]:
[^3]: Louis Foureau de Beauregard (1774-1848), médecin de Napoléon à l’Île d’Elbe et pendant les Cent-Jours. Pour Sainte-Hélène, le cardinal Fesch lui préfère le Dr Antommarchi, moins exigeant financièrement.
[^4]: Expédition, collection privée.
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