|
45_LasCases_SH| identifiant | 45_LasCases_SH |
|---|
| fait partie de | Sainte-Hélène |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1833/04/19 00:00 |
|---|
| titre | Hortense de Beauharnais à Emmanuel de Las Cases |
|---|
| texte en markdown | <h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH - 45</i> - </b> D’Hortense de Beauharnais à Emmanuel de Las Cases</h1>
<h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Arenenberg, 19 avril 1833</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je reçois votre lettre avec plaisir Monsieur le comte. Je ne doutais pas que ce qui m'avait fait une véritable peine dans votre ouvrage ne fut un manque de réflexion, car souvent on écrit un mot avec une impression douce et bienveillante qu'on croit communiquer aux autres, tandis qu'on livre à la malveillance des mots offensants dont on n'avait pas compris la valeur. Des ennemis tout devient indifférent, mais de ceux qu'on regarde avec raison comme des amis, il est impossible d'y rester indifférente. Voilà pourquoi vous m'avez affligée et pourtant je n'ai jamais attaqué votre cœur et tout en faisant répondre aux articles qui m'ont paru offensants pour ma mère, j'ai toujours pris le plus vif intérêt à tout ce qui vous est arrivé, et je vous ai toujours su gré de votre dévouement à l'Empereur, et toute la justice que vous lui avez fait rendre en le faisant mieux connaître a bien effacé les petits détails de famille dont nous avions eu à nous plaindre. Mon fils[^1] l’a tellement senti, qu’il est enthousiasmé de votre ouvrage et qu'il se plaît à en faire une étude particulière. Il est encore à Londres, j'ignore s'il a reçu votre lettre. J’ai appris avec bien de l'intérêt par Mlle de Perrigny combien devait être grande la consolation que vous devez trouver dans votre fille. Il faut toujours remercier Dieu quand il nous prive des plus doux liens, de nous en laisser encore pour nous aider à supporter la vie, et des enfants tendres et dévoués sont la plus douce des jouissances. On ne peut pas se plaindre de la Providence quand c'est eux qui doivent nous fermer les yeux ; mais leur survivre c'est la plus amère des douleurs ! Et qui la connaît mieux que moi ! Je serai toujours bien aise d'apprendre de vos nouvelles. Votre secrétaire a une amie dans Mlle de Perrigny à qui elle doit en donner quelquefois, et ne doutez jamais de tout mon intérêt et des sentiments que j'ai voués à vous et à vos enfants.[^2]</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Hortense</i></h3>
[^1]: Le futur Napoléon III.
[^2]: Expédition, collection privée. |
|---|
| |
|