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26_LasCases_SH| identifiant | 26_LasCases_SH |
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| fait partie de | Sainte-Hélène |
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| est validé | oui |
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| date | 1832/06/09 00:00 |
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| titre | Charlotte Bonaparte à Ofrésie de Las Cases |
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| texte en markdown | <body>
<h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>Las Cases_SH</i> - 26 - </b> Charlotte Bonaparte à Ofrésie de Las Cases, à Passy près Paris</h1>
<h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Florence, 9 juin 1832</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Combien je suis touchée de votre lettre, aimable et chère Ofrésie ; pour un moment elle m'a reportée au temps où je vous voyais, où j'entendais parler votre père, car si la reconnaissance est héréditaire, chez vous l'esprit, la bonté, le sont aussi, et vous me le prouvez bien par votre lettre, qui est telle que je l'attendais de vous. Je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt, et je ne veux pas tarder à vous le dire. Je profite de la bonne occasion qui se présente pour vous donner de nos nouvelles. Monsieur Clerisseau, qui vous remettra cette lettre, est un jeune français qui vient de passer quelques années en Italie. Il s'occupe de littérature et est poète. Il a du talent et beaucoup d'instruction, et sera bien empressé de se présenter chez vous. S'il revient en Italie, il me rapportera de vos nouvelles. Je désire bien qu'il trouve votre père en meilleure santé, et vous, assez calme pour avoir repris vos occupations habituelles. J'aimerais à savoir quelles sont celles que vous préférez, si vous dessinez, et si vous seriez disposée à m'envoyer un petit dessin de votre ouvrage, ce qui me ferait grand plaisir.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je suis bien sensible à ce que vous me dites de la part de votre père. Je vous prie de le lui dire, en l'assurant que nous n'avons jamais douté un instant de ses sentiments et de la persévérance à les soutenir, et à les proclamer au milieu de tant d'orages politiques !</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Recevez l'une et l'autre l'assurance bien sincère de mon constant souvenir et de mon attachement.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Votre affectionnée</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Charlotte</i></h3>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Ma sœur a été bien sensible à votre souvenir. Elle habite Rome avec son mari[^1], elle a 4 enfants qui l'occupent beaucoup. Je vous envoie un petit volume de traductions allemandes dont elle s'occupait à Francfort. Elle était fort jeune à cette époque, et c'est bien malgré elle que je m'étais amusée, il y a quelque temps, à les faire imprimer. Je désire que ce petit recueil vous occupe un instant.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Le président [Mosquso] [<i>sic</i>] m'a beaucoup parlé de vous, il a bien regretté de ne pouvoir vous voir à l'époque de son départ de Paris ; il avait été très malade. Il conserve un souvenir profond des moments qu'il a passés près de Monsieur votre père.[^2]</p>
[^1]: Zenaïde Bonaparte s’est mariée le 29 juin 1822 avec son cousin Charles Lucien Bonaparte. À cette date le couple a 4 enfants dont la dernière-née Charlotte Bonaparte est née le 4 mars 1832.
[^2]: Expédition, collection privée.
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