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19_LasCases_SH| identifiant | 19_LasCases_SH |
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| fait partie de | Sainte-Hélène |
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| est validé | oui |
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| date | 1854/02/02 00:00 |
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| titre | Zénaïde Bonaparte à Emmanuel Pons de Las Cases |
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| texte en markdown | <body>
<h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none">Las Cases_SH - 19 - </b> De Zénaïde Bonaparte à Emmanuel Pons de Las Cases</h1>
<h2 data-kind="letter-context" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rome, le 2 février 1854</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Monsieur le comte, retenue au lit depuis le commencement de l'hiver par une bronchite, accompagnée d'un rhumatisme aigu à la tête, je n'ai pas pu vous écrire plutôt, et une de mes premières actions, à peine entrée en convalescence, est de venir vous remercier de votre excellente lettre du 5 décembre, qui m’est une sensible preuve que je ne m'étais pas trompée en comptant, après tant d'années, retrouver en vous le même attachement que vous et votre digne père aviez pour ma mère. Je vous suis bien reconnaissante des visites que vous avez faites à mon intention, et j'en augure le plus heureux effet. Il ne peut que m’être très avantageux, sous tous les rapports, que l'on voie que vous me portez de l'intérêt, et que mes enfants sont jugés par vous plus favorablement que par les personnes mal intentionnées qui en ont fait à l'Empereur[^1] un portrait si désavantageux, et, j'ose dire, si peu véridique.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Ma santé ne me permettrait malheureusement pas d'entreprendre un aussi long voyage que celui de Paris, ni de supporter un autre climat que celui de l'Italie, auquel je suis habituée depuis vingt-cinq ans. Je suis dans l'attente de la décision de l'Empereur et du conseil de famille ; vous pensez dans quelle anxiété je dois être, malgré les espérances que l'on veut bien me donner, de Paris.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">J'ai appris avec le plus vif intérêt le mariage de notre chère Ofrésie[^2] ; j'espère qu'elle sera aussi heureuse qu'elle le mérite, et que je le désire ! Veuillez lui exprimer les vœux sincères que je forme pour elle. Je serai charmée de la revoir et de faire la connaissance de Monsieur le Comte de Chanaleilles. Mes enfants, bien sensibles à votre bon souvenir, et à tout ce que vous dites d'affectueux pour eux, vous remercient infiniment, et vous adressent ici leurs meilleurs compliments. Ils ont été bien heureux de vous connaître.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Recevez, Monsieur le comte, l'assurance de mon ancien et sincère attachement, et croyez-moi pleine d'estime et de considération pour vous.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Votre très affectionnée,[^3]</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Zénaïde, princesse Bonaparte</i></h3>
[^1]: Napoléon III.
[^2]: Ofrésie de Las Cases (1813-1865), s’est mariée le 10 novembre 1853 avec Gustave Adolphe dit vicomte de Chanaleilles, lieutenant-colonel d'Infanterie (1809-1861).
[^3]: Expédition, collection privée.
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