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maret_99| identifiant | maret_99 |
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| fait partie de | Maret_Napoleon |
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| est validé | oui |
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| date | 1812/12/04 00:00 |
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| titre | Maret à Napoléon |
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| texte en markdown | <body> <h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>MARET</i> - 99 - </b> MARET, MINISTRE DES RELATIONS EXTÉRIEURES À NAPOLÉON</h1>
<h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Vilna, le 4 décembre 1812</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Sire, les lettres que Votre Majesté a daigné m’écrire à Molodetchno le 3, m’ont été apportées par l’estafette. C’est la première qui arrive depuis 17 jours. Je réponds aux questions de Votre Majesté sur lesquelles j’ai pu me procurer des renseignements depuis que cette lettre m’est parvenue. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Un rapport de l’ordonnateur Barthomeuf, que j’ai joint à ma lettre partie cet après-midi et dont M. de Lascaris est porteur, répond à ce qui concerne les vivres-pain. Un rapport du même ordonnateur à M. le comte Daru[^1], contenu dans une dépêche que j’expédie avec celle-ci, renferme des rapports plus étendus sur les divers services. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Une note ci-jointe des ordres donnés par le Comité des vivres annonce les mesures prises pour attirer et employer tous les moyens du pays. Je crois qu’on ne néglige rien pour que ces mesures ne soient pas illusoires. Je soutiens, j’excite, je pousse, jour et nuit. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Le Trésor a ses caissons en état et attelés. Ils peuvent être en moins de 24 heures chargés et mis en marche. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> L’ordonnateur envoie à M. le comte Daru l’état des effets d’habillement existant, mais cet état ne contient le détail que de ce qui appartient à la réserve. Je demande celui de 673 colis appartenant aux corps. L’évacuation serait difficile à cause de la rareté des moyens de transport qui doivent être tous employés aux mouvements des subsistances. Ce ne serait qu’en arrêtant ce mouvement, qu’en cas d’évacuation on pourrait s’emparer des moyens de transport qui y sont consacrés. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Il y avait ce matin dans les hôpitaux 4 713 malades, et dans les dépôts environ 1 200 hommes hors d’état de marcher. On éprouverait, pour les transports en cas d’évacuation, des difficultés qui ne seraient levées que par des moyens violents. J’insiste toutefois pour obtenir d’employer à des évacuations successives, dont j’ai depuis plusieurs jours, représenté la nécessité à l’ordonnateur, l’établissement de parcs sur la route d’évacuation. On observe encore que ces moyens seront enlevés au transport des subsistances. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’envoie à Votre Majesté deux rapports de M. le général Chambarlhac sur la situation des ouvrages ordonnés à Kovno et à Vilna.[^2]</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i> Hugues B. Maret </i></h3>
[^1]: Pierre Antoine Noël Bruno, comte Daru (1767-1829)
[^2]: Expédition, Archives nationales, AFIV 1647-1.
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