maret_95

identifiantmaret_95
fait partie deMaret_Napoleon
est validéoui
date1812/12/01 00:00
titreMaret à Napoléon
texte en markdown<body> <h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>MARET</i> - 95 - </b> MARET, MINISTRE DES RELATIONS EXTÉRIEURES À NAPOLÉON</h1> <h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Vilna, le 1<sup>er</sup> décembre 1812</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Sire, un officier des lanciers de la Garde, qui a dû être parti du quartier général le 28 novembre et avoir reçu les dépêches de M. le général Krasinski, ne m’a apporté qu’une lettre de Votre Majesté datée de Barnaoui le 20 novembre au soir à laquelle étaient joints le duplicata d’une lettre datée d’Orcha le même jour23 et le triplicata d’une lettre datée de Doubrovna le 1824. Les premières expéditions de ces deux lettres ne me sont pas parvenues. Votre Majesté, par sa lettre du 18, m’informe de sa position sur le rapport de l’artillerie. Elle m’ordonne de m’assurer de ce qu’on peut se procurer de Kovno et de Vilna. J’envoie à Votre Majesté l’état de ces deux places au 20 novembre, celui du 1er décembre ne m’a pas encore été remis, mais il ne doit point offrir de changement considérable. J’écris à Dantzig pour que l’on prépare les caissons des équipages de campagne qui pourront être expédiés sur l’armée. J’écris à Varsovie pour connaître ce qu’il y a à Modlin et dans les autres places du duché. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Par sa lettre du 20 novembre, Votre Majesté m’ordonne de diriger par eau, par terre et de toutes manières, l’équipage de siège sur Dantzig. Je vais écrire en conséquence ; le transport par eau est devenu à peu près impossible. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Votre Majesté me prescrivait de même de prévenir le prince de Schwarzenberg de sa marche sur Minsk. Je l’ai prévenu par ma lettre du 29 de sa marche sur Vileïka. Votre Majesté m’ordonne enfin par la même lettre d’écrire confidentiellement au ministre de la Police. J’ai écrit régulièrement à ce ministre en le tenant informé de la situation des affaires, et sans autres ménagements que ceux qui me paraissent indispensables pour empêcher qu’à une si grande distance on ne grossisse les objets. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Votre Majesté, par le primata de sa seconde lettre du 20, m’a fait connaître que la grande inquiétude qu’Elle éprouve est pour les vivres. Je lui ai déjà rendu compte des ordres donnés à la réception de sa lettre du 27 pour fabriquer une grande quantité de biscuits et de pain biscuité et pour rassembler le plus possible de bateaux, ces messieurs sont en pleine activité. Aussi ne rien négliger pour parvenir autant que possible à un résultat conforme aux intentions de Votre Majesté. Les commissaires délégués par l’administration pour faire rassembler les denrées de toutes espèces et faire même préparer du pain par les autorités locales sont positifs. Un commissaire des guerres a été envoyé à Smorgoni pour mettre en mouvement toutes les manutentions, et les fabrications particulières, et accélérer les moutures. Environ 350 000 rations de farine, 60 à 75 000 rations de biscuits, 350 000 rations de viande sont rassemblées à Smorgoni. On ne peut donner des quantités précises à cause de la mort du commissaire des guerres de cette place, mais le commissaire ordonnateur assure que les quantités indiquées ne sont point exagérées. On cherche à tirer parti de tous les moyens qui existent encore dans le pays pour entretenir le service à Vilna. Mais l’on nous a rapporté que les difficultés sont grandes quoique les ressources soient encore réelles ; j’ai pensé dès les premiers moments aux secours qu’on peut être dans le cas de demander au duché de Varsovie. L’ambassadeur de Votre Majesté m’avait prévenu sur l’utilité de les préparer d’avance, et il doit avoir eu dès le 26 novembre une conférence à ce sujet avec les membres du gouvernement. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’insiste pour qu’on forme des magasins de réserve dans le département de Lornza dont les moyens doivent être considérables et surtout pour qu’on presse les moutures à Varsovie et à Modlin. On ose espérer qu’on puisse faire 1 500 quintaux de farine par jour. J’ai prévu l’exécution d’une réquisition faite par l’intendant général de 10 à 15 000 quintaux de foin et de 40 à 50 000 boisseaux d’avoine que le duché doit verser dans les magasins de Meretch et d’Olita. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Ces dispositions sont pour l’avenir si le service de […] n’est pas suffisamment assuré à Smorgoni. On peut faire filer en peu de jours 100 ou 150 000 rations de biscuits de Vilna où il n’y en a 300 000. [^1]</p> [^1]: Minute, Archives nationales, AFIV 1647-1.