maret_85

identifiantmaret_85
fait partie deMaret_Napoleon
est validéoui
date1812/11/09 00:00
titreMaret à Napoléon
texte en markdown<body> <h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>MARET</i> - 85 - </b> MARET, MINISTRE DES RELATIONS EXTÉRIEURES À NAPOLÉON</h1> <h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Vilna Vilna, le 9 novembre 1812</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Sire, je réponds aux lettres que Votre Majesté a daigné m’écrire de Slavkovo le 3. J’ai su par le duplicata d’une lettre du 16 qui m’a été expédiée de Vereya le 27 octobre, que Votre Majesté m’avait autorisé, dans le cas de circonstances urgentes, à écrire au général Loison[^1] de se porter sur Kovno. Ainsi que j’en ai rendu compte à Votre Majesté, j’avais, aussitôt après avoir reçu la nouvelle des affaires de Polotsk, engagé le général Loison à mettre sans délai sa division en marche pour Tilsit. J’ai depuis, et j’en ai également rendu compte à Votre Majesté, écrit au commandant des troupes qui devaient se trouver à Tilsit de continuer leur marche. Si elles s’y trouvaient en effet, elles doivent être jeudi ou vendredi à Kovno. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> M. le général Bourcier[^2] est ici depuis hier. Il a laissé partout des ordres pour faire des marchés et il attend chaque jour la nouvelle de leur exécution. Il doit conclure demain à des conditions qui paraissent avantageuses le traité que je lui avais préparé ici, et aussi pour conclure aujourd’hui même, mais l’entrepreneur que j’attendais de Breslau venant d’arriver, il veut connaître les propositions, voir si elles sont plus favorables, ou du moins très proches de la concurrence. Je lui ai annoncé, conformément aux ordres de Votre Majesté, que le nombre d’hommes de cavalerie à pied excédait celui que portait l’état qui lui avait été envoyé. Il se croit assuré d’avoir pour le mois de janvier beaucoup plus de chevaux que le décret de Votre Majesté m’avait ordonné d’en acheter. Mais il prévoit une grande difficulté : les hommes qui sont envoyés en remonte sont obligés par les corps de laisser leurs meilleurs effets ; ils arrivent aux dépôts de remonte dans un état de dénuement presque absolu. Nous pouvons en juger ici par l’état où se trouvent les 600 hommes de grosse cavalerie qui y sont. Si des fonds extraordinaires ne sont pas faits promptement, sauf à précompter cette dépense aux corps, les hommes ne seront pas en état de servir lorsqu’ils seront remontés. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> M. le général Bourcier se plaint aussi de n’avoir presque pas d’officiers pour le seconder dans les missions dont il est chargé. Il désirerait, que si on ne peut lui en envoyer de l’armée, le ministre de la Guerre[^3] lui envoie de France des officiers de cavalerie en retraite bien choisis, auxquels on donnerait le traitement d’activité, et à qui le temps de ce nouveau service compterait pour l’augmentation de leurs pensions de retraite. Il croit qu’à ces conditions, on trouverait des officiers capables de bien servir. Je l’ai engagé à exposer ses désirs au ministre. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Le 3<sup>e</sup> convoi de moulins portatifs, parti de Paris le 5 octobre, n’a point encore paru ici. On ne connaît aucunes circonstances qui aient pu retarder la marche des deux convois passés depuis longtemps à Vilna. On n’a été instruit du passage du 1<sup>er</sup> qu’après son départ, parce qu’alors il n’y avait aucune surveillance établie dans la place. J’ai vu le sous-officier chargé du […][^4].[^5]</p> [^1]: Louis Henri Loison (1771-1816). [^2]: François Antoine Louis Bourcier (1760-1828). [^3]: Henri-Jacques-Guillaume Clarke (1765-1818), ministre de la Guerre depuis 1807. [^4]: Lettre incomplète. [^5]: Minute, Archives nationales, AFIV 1647-1. </body>