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maret_81| identifiant | maret_81 |
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| fait partie de | Maret_Napoleon |
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| est validé | oui |
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| date | 1812/11/05 00:00 |
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| titre | Maret à Napoléon |
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| texte en markdown | <body> <h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>MARET</i> - 81 - </b> MARET, MINISTRE DES RELATIONS EXTÉRIEURES À NAPOLÉON</h1>
<h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Vilna, le 5 novembre 1812</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’ai reçu les deux lettres que Votre Majesté a daigné m’écrire, l’une de Vereïa le 27 octobre, l’autre de Viazma le 1<sup>er</sup> novembre. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Sire, j’ai pressé l’exécution de toutes les mesures que Votre Majesté a prescrites. Les dernières qui ont été prises pour la formation des magasins d’exécution. J’ai des réponses satisfaisantes des gouvernements de Minsk et de Grodno. J’attends un rapport sur les quantités de capotes, de souliers expédiés de Minsk sur Smolensk. Selon les comptes qui me sont rendus, l’expédition des effets d’habillement sur le ralentissement possible à Dantzig, il me semble cependant, d’après l’état des mois en jours que les expéditions auraient pu être plus considérables. Le gouverneur de Dantzig[^1] m’écrit à la date du 1er novembre que, conformément aux instructions que j’ai données, on fera partir avant tout les capotes puis les souliers qui existent et l’on forcera les expéditions. On a travaillé sur ma demande à la confection des états de tous les objets d’habillements existants à Dantzig, et de ce qu’il sera possible d’expédier dans un mois ; ces états ont été retardés parce qu’il est arrivé chaque jour des objets de France qu’il a fallu vérifier. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’ai rendu compte à Votre Majesté des premiers résultats de mes recherches sur les marchés qu’on peut payer pour avoir des chevaux ; j’ai tenu M. le comte Bourcier[^2] au courant de tout. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’ai cru qu’il ne pouvait tarder à arriver. Je manquais d’ailleurs d’instructions sur la taille des chevaux, et sur les principales conditions à stipuler, je craignais d’en contracter par ignorance de trop onéreuses. Le gouverneur général vient de recevoir la lettre que le général Bourcier lui a écrite de Berlin le 22 octobre et qui contient les instructions. Si l’arrivée de ce général se diffère encore, je traiterais aux meilleures conditions possibles, sans m’arrêter à l’inconvénient de faire ici des marchés pour les mêmes denrées tandis qu’il en aurait fait ailleurs. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Le gouverneur de Minsk[^3] est étranger à l’affaire de Konopka. Le 3<sup>e</sup> régiment de lanciers s’était arrêté sans ordres à Slonim pour attendre un nouveau convoi d’hommes et de chevaux qui devait arriver de Grodno. Le gouverneur, à qui j’avais transmis les plaintes de Votre Majesté, sur ce qu’il arrêtait des troupes de marche, m’a répondu qu’il l’avait fait en vertu d’un ordre du prince de Neuchâtel qu’il n’avait pas bien compris. Mais il n’a point eu d’ordres à donner au régiment du général Konopka[^4]. Votre Majesté verra, par les états de mouvements de la place de Vilna, qu’ainsi que je lui ai annoncé, on fait partir les troupes qui avaient été momentanément arrêtées ici. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Le gouverneur va faire partir une colonne mobile d’infanterie pour ramasser tous les soldats épars qui n’osent plus venir à Vilna où on les arrête et qui errent sur les derrières du 6<sup>e</sup> corps. Cette colonne éclairera et rassurera en même temps le pays. [^5]</p>
[^1]: Jean Rapp (1771-1821).
[^2]: François Antoine Louis Bourcier (1760-1828).
[^3]: Nicolas Bronikowski (1767-1817).
[^4]: Jan Konopka (1777-1814).
[^5]: Minute, Archives nationales, AFIV 1647-1.
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