CGS-0438S.md

identifiantCGS-0438S.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1794/10/08 00:00
titreNapoléon au chef de bataillon Berlier, commandant de l'artillerie à Antibes
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CGS</i> - 438.S - </b>Au chef de bataillon Berlier[^1], commandant de l’artillerie à Antibes</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">[Nice, 17 vendémiaire an III [8 octobre 1794][^2]</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Le citoyen Boinod[^3], commissaire des guerres chargé de l’artillerie de la 5e division, m’ayant instruit, citoyen camarade, que le payeur de la direction d’Antibes faisait des difficultés pour solder les canonniers, bombardiers, gardes magasins, j’en ai rendu compte aux représentants du peuple qui ont pris l’arrêté que le citoyen Boinod vous communiquera. Cet arrêté est dans le même sens que ceux des représentants du peuple Saliceti[^4], Turreau[^5] et Ritter[^6].</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Devant bientôt partir pour ma nouvelle destination et devant passer par Paris, je vous prie de ne pas douter de l’empressement que (je) mettrai si les circonstances le demandaient.</p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Buonaparte</i></h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/></p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Des bombardiers canonniers et gardes magasins employés aux batteries de Cannes m’ont écrit pour se plaindre de la diminution de leur traitement ; je vous prie de leur faire part des mesures que j’ai prises.[^7]</p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>NB</i></h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/></p> [^1]: Augustin Berlier (né en 1747), aspirant à l’école de la Fère en 1763, capitaine après la guerre d’Amérique, lieutenant-colonel en 1792, sous-directeur de l’artillerie de l’armée d’Italie en 1793, mis à la retraite le 29 mars 1795. [^2]: Lettre non datée. C’est le 8 octobre 1794, que Napoléon est de retour à Nice après une courte campagne dans les Alpes. [^3]: Jean Daniel Mathieu Boinod (1765-1842), commissaire des guerres au siège de Toulon puis à l’armée d’Italie où il est attaché à l’artillerie et au génie. [^4]: Antoine Christophe Saliceti (1757-1809), député du tiers-état corse aux États généraux, il est d’abord proche de Paoli qui favorise son élection à la Convention. Il s’en sépare ensuite et doit fuir l’île de Beauté dont il a été procureur syndic (1791-1792). Représentant en mission dans le sud de la France, il aurait favorisé la carrière de Bonaparte qu’il rejoint ensuite en Italie, comme commissaire du Directoire. Il rentre à Paris après son élection aux Cinq-Cents (avril 1797). Il est alors un des organisateurs du coup d’État de Fructidor. [^5]: Louis Turreau des Linières (1761-1796), conventionnel en mission auprès de l’armée d’Italie de septembre 1794 à septembre 1795. Il favorise au sein de la Convention la nomination de Bonaparte auprès de Barras en Vendémiaire. Il termine sa carrière comme garde-magasin à l’armée d’Italie. [^6]: François-Joseph Ritter (1758-1809), député à la Convention envoyé en mission dans le Midi après Thermidor où il se rend complice du massacre de nombreux suspects de royalisme [^7]: Expédition, Bibliothèque historique de la Ville de Paris, Ms 988, fol. 68.</body>