CG15-0136Sbis.md

identifiantCG15-0136Sbis.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1796/05/17 00:00
titreNapoléon à Joséphine
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CGS-15</i> - 136.S - bis - </b> À JOSÉPHINE</h1> <h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Milan, 28 floréal an IV [17 mai 1796][^1]</h2> <p style="text-indent: 0.63cm; margin-top: 0cm">Je suis depuis deux jours à Milan où j'ai été reçu comme il est difficile de le penser. Un peuple en ivresse est venu à notre rencontre et nous a conduits en triomphe. Je t'écris du logement de l'archiduc de Milan, c'est un superbe palais. Cette ville est belle mais tu n'y es pas. Tu es malade, cela m'interdit tout plaisir. J'ai été par complaisance un quart d'heure au théâtre, le reste du temps je suis seul à travailler. Je n'ai pas vu une femme, qui sont ici très jolies, mais qui peut se comparer à ma divine amie qui a cette physionomie évocation [de] la nature [qui] ne l'accorda qu'à elle et m’aurait inspiré de tendres sentiments que pour elle... Je viens de recevoir la visite de la fille de Beccaria, célèbre jurisconsulte, c'est une très jolie personne.</p> <p style="text-indent: 0.63cm; margin-top: 0cm">Comment te portes-tu ? J'ai des inquiétudes sur ta santé que je ne puis plus dissimuler. Écris-moi ou tu accroîtras mon malaise... Viens-tu ? Je donnerai 20 ans de vie pour te voir un jour ici avec ton petit enfant. Cela doit te rendre divine. Je fixe souvent ton portrait mais ce n'est pas toi.</p> <p style="text-indent: 0.63cm; margin-top: 0cm">Adieu mon adorable, ma douce amie. Vivre pour ne pas être près de toi, voilà le destin de ma vie.[^2]</p> [^1]: <span></span>Cette lettre est entièrement inédite et n’avait jamais été publiée dans aucune édition antérieure. Frédéric Masson (<i>M</i><sup><i>me</i></sup><i> Bonaparte</i>, Paris, 1927, p. V-XIV) avait calculé que Bonaparte écrivant quotidiennement, il aurait dut envoyer 123 lettres à Joséphine entre le 11 mars et le 13 juillet 1796. De ce vaste ensemble seule 15 missives étaient connues jusqu’à présent (voir ci-dessus, n<sup>os</sup> 128S et 134S <i>bis</i>). [^2]: Expédition autographe, collection privée.</body>
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